Révolution française

Quel traité mit fin à la guerre entre la France révolutionnaire et l'Autriche en 1797 ?

La réponse

Le traité de Campo-Formio, signé par Napoléon Bonaparte.

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Le traité de Campo-Formio mit fin, en 1797, à la guerre entre la France révolutionnaire et la monarchie des Habsbourg. Signé le 17 octobre 1797 par Napoléon Bonaparte au nom de la République française, il consacra les succès militaires français de la campagne d’Italie et réorganisa profondément les territoires italiens et autrichiens. Il s’agit de la réponse diplomatique attendue après les victoires remportées par l’armée d’Italie contre l’Autriche.

Une paix imposée par les victoires françaises

Depuis 1792, la France était en guerre contre l’Autriche, l’une des principales puissances engagées contre la Révolution. Nommé général en chef de l’armée d’Italie, Bonaparte avait remporté plusieurs succès décisifs, notamment à Lodi, à Arcole et à Rivoli, au cours de la campagne de 1796-1797. Ces victoires avaient repoussé les forces autrichiennes et placé les troupes françaises en position de force. Des préliminaires de paix avaient été conclus à Leoben en avril 1797, mais les négociations devaient encore régler la question des territoires vénitiens et d’autres compensations. Le traité de Campo-Formio transforma ces arrangements provisoires en accord définitif entre la France et l’Autriche.

Les principaux changements territoriaux

Par le traité, l’Autriche renonça aux Pays-Bas autrichiens, correspondant en grande partie à l’actuelle Belgique, que la France annexa. Elle reconnut également la République cisalpine, créée sous l’influence française en Italie du Nord à partir de la Lombardie et de territoires voisins. La Lombardie ne fut donc pas simplement cédée directement à la France : elle formait le cœur de cette nouvelle république sœur de la France révolutionnaire. En échange, l’Autriche obtint une grande partie des possessions de la République de Venise, notamment la ville de Venise, l’Istrie et la Dalmatie. La République de Venise, déjà occupée par les troupes françaises, cessa ainsi d’exister comme État indépendant. La France reçut pour sa part les îles Ioniennes, auparavant vénitiennes.

Le rôle de Napoléon Bonaparte

Napoléon Bonaparte signa le traité en tant que général en chef de l’armée d’Italie et représentant de la République française. Du côté autrichien, les négociations furent menées par le comte Ludwig von Cobenzl, plénipotentiaire de l’empereur François II. Il est donc plus exact de parler d’un traité négocié entre Bonaparte et un représentant diplomatique de l’Autriche que d’un accord conclu directement entre le général français et l’empereur. La conclusion de la paix renforça considérablement le prestige politique de Bonaparte : ses succès militaires se traduisaient désormais par des gains diplomatiques et territoriaux pour la France.

Une fin provisoire de la guerre européenne

Campo-Formio mit fin au conflit entre la France et l’Autriche et marqua la conclusion de la Première Coalition sur le continent, même si la Grande-Bretagne resta en guerre contre la France. La paix ne fut cependant pas durable. La formation d’une nouvelle coalition européenne entraîna la reprise des hostilités, et l’Autriche affronta de nouveau la France en 1799. Le traité de Lunéville, signé en 1801, remplaça ensuite Campo-Formio comme règlement de paix entre les deux puissances. En 1797, le traité de Campo-Formio demeure néanmoins l’accord qui clôt la première grande phase des guerres révolutionnaires contre l’Autriche.

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