Environnement

Quel terme désigne la disparition progressive de la couche d'ozone dans la stratosphère, en partie causée par les chlorofluorocarbures (CFC) ?

La réponse

Le trou dans la couche d'ozone.

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Le « trou dans la couche d’ozone » désigne une diminution particulièrement importante de la concentration d’ozone dans la stratosphère, surtout observée au-dessus de l’Antarctique. La couche d’ozone, située principalement entre environ 15 et 35 kilomètres d’altitude, absorbe une grande partie des rayonnements ultraviolets nocifs du Soleil. Son amincissement a été provoqué en grande partie par des substances chimiques d’origine humaine, notamment les chlorofluorocarbures (CFC), autrefois utilisés dans la réfrigération, les aérosols et certains procédés industriels.

Un amincissement concentré dans certaines régions

L’expression « trou dans la couche d’ozone » ne signifie pas qu’il existe une ouverture complètement dépourvue d’ozone dans l’atmosphère. Elle décrit une zone où la quantité d’ozone est fortement réduite par rapport aux niveaux habituels. Le phénomène est particulièrement marqué chaque année au printemps austral, au-dessus de l’Antarctique, lorsque les conditions atmosphériques favorisent des réactions chimiques destructrices. Un amincissement moins spectaculaire a également été observé dans d’autres régions du globe. Il faut donc distinguer le phénomène régional appelé « trou » de l’appauvrissement général de la couche d’ozone.

Le rôle des chlorofluorocarbures

Les CFC sont des molécules très stables dans les basses couches de l’atmosphère. Cette stabilité leur permet de persister suffisamment longtemps pour atteindre la stratosphère. Sous l’action des rayons ultraviolets, ils se décomposent et libèrent notamment des atomes de chlore. Ces derniers participent à des réactions en chaîne qui transforment l’ozone en oxygène et peuvent donc détruire de nombreuses molécules d’ozone sans être immédiatement consommés. D’autres substances, comme les halons, ont également contribué à l’appauvrissement de la couche d’ozone. Au-dessus de l’Antarctique, les nuages stratosphériques polaires et le retour du rayonnement solaire au printemps accélèrent ces réactions.

Des risques pour les êtres vivants

Lorsque la couche d’ozone s’amincit, une plus grande quantité de rayonnement ultraviolet, en particulier les UV-B, peut atteindre la surface terrestre. Cette exposition accrue augmente les risques de cancers cutanés et de cataractes chez l’être humain et peut affecter le fonctionnement du système immunitaire. Les conséquences concernent aussi les écosystèmes : certains végétaux peuvent être sensibles à ces rayonnements et le phytoplancton marin, à la base de nombreuses chaînes alimentaires, peut subir des perturbations. L’importance de ces effets dépend toutefois de l’intensité et de la durée de l’exposition ainsi que de la sensibilité des organismes concernés.

La réponse internationale

La découverte et l’étude de l’amincissement de la couche d’ozone ont conduit à l’adoption du Protocole de Montréal en 1987. Cet accord international organise la réduction puis l’élimination progressive de la production et de la consommation de nombreuses substances qui appauvrissent la couche d’ozone, dont plusieurs CFC. Cette action a entraîné une forte diminution de leurs émissions et a permis d’amorcer une reconstitution progressive de la couche d’ozone. La récupération reste lente, car ces composés peuvent demeurer longtemps dans l’atmosphère, mais le Protocole de Montréal est considéré comme un instrument majeur de la protection de l’ozone stratosphérique.

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