Quel roi français a été renversé et exécuté pendant la Révolution française ?
La réponse
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Le roi français renversé puis exécuté pendant la Révolution française est Louis XVI. Son règne, commencé en 1774, est profondément bouleversé par la crise financière, la contestation de la monarchie et les événements révolutionnaires de 1789. Après la chute de la monarchie le 10 août 1792, il est emprisonné, jugé par la Convention nationale et condamné à mort. Il est guillotiné à Paris le 21 janvier 1793, un événement qui met fin au pouvoir royal en France et ouvre une période politique nouvelle.
De la monarchie constitutionnelle à la chute du roi
Louis XVI n’est pas renversé dès le début de la Révolution. En 1789, il convoque les États généraux afin de répondre à la grave crise financière du royaume. La transformation des États généraux en Assemblée nationale, la prise de la Bastille le 14 juillet et l’abolition des privilèges dans la nuit du 4 août entraînent une remise en cause rapide de l’ordre monarchique. La Constitution de 1791 instaure ensuite une monarchie constitutionnelle, qui limite les pouvoirs du souverain. La tentative de fuite à Varennes, en juin 1791, achève toutefois de détériorer la confiance entre le roi et une partie de la population. Louis XVI reste en fonction, mais son autorité est de plus en plus contestée dans un contexte de guerre, de divisions politiques et de méfiance envers ses intentions.
L’insurrection du 10 août 1792
La rupture décisive intervient le 10 août 1792, lorsque l’insurrection parisienne et des forces venues notamment des fédérés attaquent le palais des Tuileries. Louis XVI se réfugie auprès de l’Assemblée législative, mais la monarchie est suspendue. Le roi et sa famille sont ensuite incarcérés au Temple. Le 21 septembre 1792, la Convention nationale abolit officiellement la monarchie et proclame la République. Louis XVI, désormais désigné sous le nom de Louis Capet, n’est donc plus un souverain lorsqu’il comparaît devant la Convention, mais un ancien roi accusé d’avoir trahi la nation.
Le procès et l’exécution
Le procès s’ouvre le 11 décembre 1792. Les députés examinent notamment les actes et documents saisis aux Tuileries, ainsi que les accusations de conspiration contre la liberté de la nation et de relations avec les puissances étrangères. Le 15 janvier 1793, la Convention déclare Louis XVI coupable. Après un vote distinct sur la peine, elle prononce la condamnation à mort le 17 janvier, à une faible majorité. Les démarches visant à retarder ou à modifier l’exécution n’aboutissent pas. Le 21 janvier 1793, Louis XVI est conduit à l’échafaud installé place de la Révolution, l’actuelle place de la Concorde, puis guillotiné. L’exécution d’un roi en exercice quelques mois auparavant constitue une rupture spectaculaire avec la tradition monarchique française.
Un choc politique en France et en Europe
La mort de Louis XVI ne clôt pas les conflits révolutionnaires : elle les accentue. En France, les partisans de la République y voient la conséquence de la souveraineté nationale, tandis que les royalistes la considèrent comme un acte illégitime et profondément hostile à la monarchie. Dans un pays déjà traversé par de fortes tensions, notamment dans l’Ouest, cette exécution contribue à durcir les affrontements. À l’étranger, elle choque les monarchies européennes et renforce leur opposition à la France révolutionnaire. La guerre et les divisions intérieures prennent alors une place centrale dans la vie politique de la République. Ainsi, le renversement puis l’exécution de Louis XVI symbolisent à la fois la fin de la monarchie absolue et l’entrée de la France dans une nouvelle ère politique, marquée par la République et une confrontation durable avec ses adversaires.
