Quel roi de France a été guillotiné le 21 janvier 1793 pendant la Révolution française ?
La réponse
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Le 21 janvier 1793, Louis XVI fut guillotiné place de la Révolution, à Paris, après avoir été jugé par la Convention nationale. Cet événement sans précédent dans l’histoire de la monarchie française confirma la rupture entre la Révolution et l’institution royale. La place où il fut exécuté est aujourd’hui connue sous le nom de place de la Concorde.
Un procès devant la Convention nationale
Après la chute de la monarchie, le 10 août 1792, Louis XVI et sa famille furent incarcérés au palais du Temple. La Convention nationale, élue après l’instauration de la République, décida de juger l’ancien roi, désormais désigné sous le nom de Louis Capet. Son procès s’ouvrit en décembre 1792. Les députés l’accusèrent notamment d’avoir conspiré contre la liberté de la nation et d’avoir entretenu des relations avec les puissances étrangères en guerre contre la France. Louis XVI contesta la légitimité de certaines accusations, mais la Convention le reconnut coupable le 15 janvier 1793. Deux jours plus tard, elle vota la peine de mort, à une majorité très étroite, après des débats portant notamment sur un éventuel sursis.
L’exécution place de la Révolution
Le matin du 21 janvier, Louis XVI fut conduit depuis la prison du Temple jusqu’à la place de la Révolution, où avait été installée la guillotine. Cette place, qui correspond à l’actuelle place de la Concorde, avait auparavant porté le nom de place Louis XV. La statue équestre du roi avait été renversée pendant la Révolution, et le lieu avait été renommé place de la Révolution en 1792. La guillotine n’était pas utilisée pour la première fois à cette occasion : elle servait déjà depuis 1792, conformément au principe d’un mode d’exécution identique pour les condamnés. Louis XVI fut exécuté après la lecture de son jugement et les derniers rites religieux, devant une foule étroitement encadrée par les forces armées.
Une rupture politique et européenne
L’exécution de Louis XVI ne provoqua pas l’abolition de la monarchie, déjà décidée en septembre 1792, mais elle en devint le symbole le plus spectaculaire. Elle accentua les divisions entre républicains, royalistes et partisans d’une Révolution plus modérée. La France était déjà en guerre contre l’Autriche et la Prusse depuis 1792, et la mort du roi renforça l’hostilité des monarchies européennes envers la République. Dans les mois qui suivirent, le conflit s’élargit à d’autres puissances, tandis que les tensions intérieures contribuèrent à la radicalisation du pouvoir révolutionnaire. La guillotine de Louis XVI représenta ainsi à la fois la condamnation d’un souverain et la volonté de la République de rompre définitivement avec l’ordre monarchique.
