Robotique

Quel robot a été le premier à marcher sur Mars ?

La réponse

Le premier robot à avoir marché sur Mars est Sojourner, une petite astromobile de la NASA. Il a atterri sur la planète rouge en 1997 dans le cadre de la mission Mars Pathfinder. Sojourner a permis de valider des technologies encore utilisées aujourd'hui dans l'exploration martienne.

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Le 4 juillet 1997, l’atterrisseur Mars Pathfinder s’est posé dans Ares Vallis, une ancienne région de chenaux d’écoulement située sur Mars. Il transportait Sojourner, une petite astromobile de la NASA qui a ensuite quitté la plateforme et commencé à rouler sur le sol martien. Sojourner est ainsi devenu le premier robot mobile à se déplacer sur Mars. Sa mission a marqué une étape décisive : l’exploration de la planète rouge ne reposait plus seulement sur des sondes immobiles, mais pouvait désormais s’appuyer sur un véhicule capable d’observer plusieurs endroits et de choisir son itinéraire.

Un atterrissage conçu pour Mars

La réussite de Mars Pathfinder reposait sur une combinaison de techniques adaptées à l’atmosphère très ténue de Mars. Après son entrée dans l’atmosphère et l’utilisation d’un bouclier thermique, la sonde a employé un parachute, des moteurs-fusées et un ensemble de coussins gonflables pour ralentir et protéger l’atterrisseur au moment du contact avec le sol. L’atmosphère martienne ne rendait donc pas les parachutes classiques simplement inutiles, mais elle imposait un dispositif d’atterrissage particulièrement complexe. Une fois Pathfinder immobilisé, Sojourner a été déployé grâce à une rampe. Le rover possédait six roues et était alimenté principalement par des panneaux solaires, complétés par une batterie destinée à certaines phases de fonctionnement.

Une mobilité contrôlée à distance

Sojourner était commandé depuis la Terre, mais les équipes ne pouvaient pas le piloter en temps réel. Le délai de propagation des signaux entre Mars et la Terre varie selon la position des deux planètes et se compte en plusieurs minutes dans un seul sens. Le rover devait donc recevoir des séquences d’instructions et disposer d’une capacité limitée à détecter certains obstacles et à ajuster son déplacement. Cette autonomie élémentaire constituait l’un des intérêts technologiques majeurs de la mission. Elle permettait de faire progresser un engin sur un terrain irrégulier tout en limitant les risques liés à l’absence de réaction immédiate depuis la Terre.

Des instruments pour étudier les roches

Malgré ses dimensions réduites, Sojourner emportait le spectromètre APXS, ou Alpha Proton X-ray Spectrometer. Cet instrument, développé avec une participation allemande, servait à déterminer la composition élémentaire de roches et de sols en étant placé au contact de leur surface. Le rover disposait également de caméras destinées à examiner son environnement et à faciliter ses déplacements. En parallèle, la caméra stéréoscopique IMP installée sur l’atterrisseur Pathfinder a transmis des vues détaillées et en couleur du site d’atterrissage. Les observations de la mission ont apporté des informations sur la géologie d’Ares Vallis et sur les processus liés à l’eau qui ont façonné certaines régions martiennes, sans transformer pour autant le rover en laboratoire complet de recherche sur l’eau.

Une expérience fondatrice pour les rovers suivants

La mission Mars Pathfinder a validé plusieurs principes devenus essentiels dans l’exploration martienne : l’atterrissage d’un véhicule protégé par des airbags, la circulation sur six roues, la transmission d’images depuis la surface et l’utilisation d’une autonomie limitée pour éviter les obstacles. Les rovers Spirit et Opportunity, arrivés sur Mars en 2004, ont notamment repris le principe de l’atterrissage par airbags, adapté à des véhicules plus lourds et à des missions plus ambitieuses. Les missions ultérieures, comme Curiosity et Perseverance, ont employé d’autres systèmes d’atterrissage, mais elles ont bénéficié de l’expérience acquise avec les premières opérations de conduite et d’exploration menées par Sojourner. Son importance tient donc autant à ses résultats scientifiques qu’à la démonstration qu’un petit robot pouvait effectivement parcourir la surface de Mars.

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