Anatomie humaine

Quel réflexe primitif permet au nouveau-né de téter dès sa naissance ?

La réponse

C’est le réflexe de succion. Présent dès la naissance, il se coordonne avec la déglutition et permet au bébé de s’alimenter. D’autres réflexes primitifs existent également, mais aucun n’est considéré comme le « premier » de façon universelle.

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Dès la naissance, le nourrisson dispose d’un ensemble de réflexes primitifs qui l’aident à s’adapter à son nouvel environnement. Celui qui lui permet d’effectuer les mouvements nécessaires pour prendre le lait est le réflexe de succion. Déclenché par la stimulation de la bouche, il fait intervenir des mouvements rythmiques des lèvres, de la langue et de la mâchoire. Chez le nouveau-né, il fonctionne sans apprentissage conscient et constitue l’un des éléments indispensables de la première alimentation, au sein comme au biberon. Il ne doit toutefois pas être confondu avec tous les réflexes impliqués dans cette étape : téter nécessite une séquence coordonnée, dont la succion est le composant central.

Un mécanisme essentiel pour téter

Lorsque les lèvres et la cavité buccale sont stimulées, le réflexe de succion entraîne une succession de mouvements qui permet au bébé de créer une dépression dans sa bouche et d’extraire le lait. La langue, les lèvres et les muscles de la mâchoire participent à cette action. Le réflexe peut être sollicité par le contact du mamelon, mais aussi par celui d’une tétine. Il s’agit d’une réponse automatique présente dès la naissance, même si son efficacité peut varier selon l’état d’éveil du nourrisson, sa fatigue ou sa maturité.

Une coordination avec la déglutition

La succion ne suffit pas à elle seule pour assurer l’alimentation. Le bébé doit enchaîner la prise du lait avec la déglutition, qui fait passer celui-ci de la bouche vers le pharynx puis l’œsophage. Ces actions sont coordonnées par le système nerveux et mettent en jeu les muscles de la bouche et du pharynx. La qualité de cette coordination permet au nourrisson de s’alimenter efficacement. Un autre réflexe primitif, le réflexe de recherche, peut également intervenir en amont : une stimulation de la joue ou du pourtour de la bouche pousse généralement le bébé à tourner la tête et à ouvrir la bouche pour chercher la source de nourriture. Il aide à trouver le sein ou la tétine, mais c’est bien la succion qui permet de téter.

Un réflexe observé chez le nouveau-né

Les professionnels de santé peuvent observer la succion lors des premières prises alimentaires. Ils s’intéressent notamment à la capacité du bébé à prendre le sein ou la tétine, à produire des mouvements réguliers et à les coordonner avec la déglutition. Une succion faible, désorganisée ou difficile peut compliquer l’alimentation et justifier une évaluation, mais elle ne constitue pas à elle seule un diagnostic précis. Elle peut être influencée par différents facteurs, comme la prématurité, la fatigue ou certaines difficultés médicales. À l’inverse, une alimentation efficace témoigne du bon fonctionnement de cette séquence dans la situation observée, sans que le seul réflexe permette d’évaluer l’état de santé général de l’enfant.

Un réflexe qui évolue avec la maturation

Comme les autres réflexes primitifs, la succion s’intègre progressivement à mesure que le système nerveux mûrit et que le nourrisson acquiert davantage de contrôle volontaire sur ses mouvements. Le bébé ne cesse pas nécessairement de téter à un moment unique et identique pour tous : l’action de sucer peut ensuite être réalisée de manière plus volontaire, notamment dans différentes activités alimentaires ou exploratoires. Il n’existe pas non plus de classement universel qui ferait de la succion le « premier » des réflexes primitifs. Elle est surtout remarquable parce qu’elle est présente dès la naissance et qu’elle se coordonne avec la déglutition pour permettre au nouveau-né de s’alimenter.

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