Seconde Guerre mondiale

Quel protocole, signé à Londres en septembre 1944, a défini les zones d’occupation de l’Allemagne après la guerre ?

La réponse

Le protocole de Londres sur les zones d’occupation de l’Allemagne.

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Le protocole de Londres sur les zones d’occupation de l’Allemagne est signé à Londres le 12 septembre 1944 par les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Union soviétique, alors que la guerre en Europe n’est pas encore terminée. Il prévoit l’organisation de l’occupation de l’Allemagne après sa défaite et fixe la répartition initiale du territoire entre les trois principales puissances alliées. Ce texte ne doit donc pas être confondu avec les accords conclus quelques mois plus tard à la conférence de Yalta.

Une répartition préparée avant la capitulation

Le protocole envisage l’Allemagne, dans ses frontières du 31 décembre 1937, comme un territoire à diviser en trois zones d’occupation. La zone orientale doit revenir à l’Union soviétique, la zone nord-ouest au Royaume-Uni et la zone sud-ouest aux États-Unis. Cette répartition a pour objectif de permettre aux Alliés d’exercer leur autorité militaire sur le pays vaincu. Elle ne crée pas encore deux États allemands et ne constitue pas un traité de paix : elle fournit d’abord un cadre pratique pour l’occupation et l’administration de l’Allemagne après la fin du régime nazi.

Le statut particulier de Berlin

Le protocole accorde un statut particulier au Grand Berlin. Bien que la ville soit située au cœur de la future zone soviétique, elle doit être occupée conjointement par les trois puissances signataires et divisée en trois secteurs, américain, britannique et soviétique. Cette disposition fait de Berlin un espace soumis à une administration interalliée distincte de celle du reste de la zone qui l’entoure. La France ne figure pas parmi les puissances signataires du protocole initial et n’y reçoit donc pas encore de zone ni de secteur.

Les compléments apportés en 1945

Après la capitulation allemande du 8 mai 1945, le dispositif prévu à Londres est mis en œuvre et complété par des décisions prises ultérieurement. Une zone d’occupation française est constituée à l’ouest de l’Allemagne à partir de territoires prélevés sur les zones américaine et britannique. Berlin est alors également répartie entre quatre puissances, avec l’ajout d’un secteur français. Le Conseil de contrôle allié met en place une instance commune pour traiter les questions concernant l’ensemble de l’Allemagne, tandis que chaque puissance administre directement sa propre zone.

Un cadre différent de celui de Yalta

La conférence de Yalta, en février 1945, intervient donc après la signature du protocole de Londres. Elle contribue à préciser la place future de la France dans l’occupation de l’Allemagne et dans l’administration de Berlin, mais elle n’est pas à l’origine du protocole demandé ici. De même, la création de la République fédérale d’Allemagne et de la République démocratique allemande en 1949 ne figure pas dans le texte de 1944. Ces deux États apparaissent plus tard, dans un contexte de désaccords croissants entre les anciens Alliés. Le protocole de Londres constitue ainsi le premier cadre formel de la division de l’Allemagne en zones d’occupation, avec un régime particulier pour Berlin.

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