Présidents de la République française

Quel président français a signé le traité de Maastricht en 1992 ?

La réponse

François Mitterrand a signé le traité de Maastricht le 7 février 1992, un texte fondateur de l'Union européenne. Ce traité a permis la création de l'euro et renforcé l'intégration politique et économique entre les pays membres.

En savoir plus

Le traité de Maastricht est l’un des textes les plus importants de la construction européenne. Signé le 7 février 1992 aux Pays-Bas, il a été conclu par les représentants des douze États membres des Communautés européennes, dont François Mitterrand pour la France. Alors président de la République, Mitterrand a ainsi apposé sa signature à un accord qui a profondément transformé l’organisation et les ambitions de la coopération européenne.

François Mitterrand, signataire pour la France

Élu président en 1981, François Mitterrand a exercé ses fonctions jusqu’en 1995. Durant cette période, il a soutenu le renforcement de la construction européenne et a participé aux négociations qui ont conduit au traité de Maastricht. La signature de 1992 intervient dans un contexte marqué par la fin de la Guerre froide, la réunification allemande et la volonté de donner un nouvel élan politique à l’Europe. Pour Mitterrand, l’approfondissement de la coopération entre les États européens devait notamment contribuer à stabiliser le continent après les bouleversements de la fin des années 1980.

Un traité fondateur de l’Union européenne

Le traité de Maastricht, officiellement appelé traité sur l’Union européenne, a créé l’Union européenne sous sa forme institutionnelle nouvelle et a élargi la coopération entre les États. Il ne s’est pas limité aux questions économiques : il a également organisé une coopération en matière de politique étrangère et de sécurité, ainsi que dans les domaines de la justice et des affaires intérieures. Le texte a par ailleurs instauré la citoyenneté européenne, accordée aux ressortissants des États membres en complément de leur nationalité nationale.

La préparation de la monnaie unique

L’un des apports majeurs du traité concerne l’Union économique et monétaire. Le texte a fixé les étapes et les conditions devant conduire à la création d’une monnaie unique, notamment au moyen de critères de convergence portant sur la stabilité des prix, les finances publiques, les taux d’intérêt et les taux de change. L’euro a ensuite été introduit en 1999 pour les opérations financières, avant que les pièces et les billets ne soient mis en circulation en 2002. Le traité a donc posé le cadre juridique et économique de cette évolution, sans que la monnaie unique ne soit immédiatement disponible au moment de la signature.

Une ratification discutée en France

En France, la ratification du traité a été soumise à référendum le 20 septembre 1992. Le « oui » l’a emporté de peu, révélant les divisions suscitées par le projet européen et les interrogations sur la souveraineté nationale. Dans plusieurs pays, le texte a également donné lieu à d’importants débats ; au Danemark, il a d’abord été rejeté avant d’être approuvé lors d’un second référendum. Après sa ratification par les douze États signataires, le traité est entré en vigueur le 1er novembre 1993, faisant de la signature de François Mitterrand une étape déterminante de l’intégration européenne.

CultureG.org