Histoire des États-Unis

Quel président américain a signé le Civil Rights Act de 1964 ?

La réponse

Le Civil Rights Act de 1964 a été signé par le président Lyndon B. Johnson. Cette loi historique a mis fin à la ségrégation raciale dans les lieux publics et a interdit la discrimination fondée sur la race, la couleur, la religion, le sexe ou l'origine nationale. Elle est considérée comme l'une des avancées majeures du mouvement des droits civiques aux États-Unis.

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Le Civil Rights Act de 1964 est l’une des principales lois fédérales adoptées pendant le mouvement des droits civiques aux États-Unis. Le président Lyndon B. Johnson l’a signé le 2 juillet 1964, après un long processus parlementaire marqué par de fortes oppositions. Le texte a interdit la discrimination fondée sur la race, la couleur, la religion, le sexe ou l’origine nationale et a donné au gouvernement fédéral de nouveaux moyens de combattre la ségrégation et les inégalités institutionnelles.

Une adoption au terme d’une longue mobilisation

La loi s’inscrit dans une mobilisation qui s’est intensifiée durant les années 1950 et 1960. Le boycott des autobus de Montgomery, les sit-in organisés par des étudiants et les campagnes menées par des organisations comme la NAACP, la Southern Christian Leadership Conference et le Student Nonviolent Coordinating Committee ont dénoncé la ségrégation qui persistait dans de nombreux États du Sud. Des dirigeants tels que Martin Luther King Jr. ont contribué à attirer l’attention nationale sur ces discriminations. En juin 1963, le président John F. Kennedy avait proposé une importante législation sur les droits civiques. Après son assassinat, en novembre de la même année, Lyndon B. Johnson a fait de l’adoption de ce projet une priorité de sa présidence.

Le rôle de Lyndon B. Johnson

Lyndon B. Johnson n’était pas encore président élu lorsque le Civil Rights Act a été adopté : il avait accédé à la présidence en 1963 et ne remporta l’élection présidentielle qu’en novembre 1964. En tant que président, il a utilisé son expérience du Congrès et ses relations avec les parlementaires pour défendre le texte et favoriser son adoption. Le projet a rencontré une opposition particulièrement forte de la part de sénateurs favorables au maintien de la ségrégation, qui ont notamment organisé une longue obstruction parlementaire. Le vote final a néanmoins rassemblé suffisamment de soutiens pour permettre l’adoption de la loi, avec l’appui de parlementaires des deux grands partis. Johnson l’a ensuite promulguée le 2 juillet 1964.

Les principales dispositions de la loi

Le Civil Rights Act comprend plusieurs volets. Son titre II interdit aux hôtels, restaurants, théâtres et autres lieux ouverts au public de refuser leurs services en raison de la race, de la couleur, de la religion ou de l’origine nationale. Le titre VI interdit la discrimination dans les programmes et activités bénéficiant d’une aide financière fédérale. Le titre VII proscrit la discrimination dans l’emploi fondée sur la race, la couleur, la religion, le sexe ou l’origine nationale et crée la Equal Employment Opportunity Commission, chargée de contribuer à l’application de ces règles. D’autres dispositions concernent la déségrégation scolaire et l’exercice du droit de vote. La loi a ainsi renforcé l’intervention du gouvernement fédéral dans un domaine où les autorités locales avaient souvent maintenu ou toléré des pratiques discriminatoires.

Une étape majeure, mais non suffisante

La promulgation du Civil Rights Act a profondément affaibli le cadre juridique de la ségrégation dans les lieux publics et a établi de nouvelles protections contre les discriminations. Elle n’a toutefois pas supprimé immédiatement les inégalités raciales ni les obstacles au vote qui frappaient encore de nombreux Afro-Américains. Les violences et les mobilisations de Selma, en Alabama, ont eu lieu en 1965, après l’adoption de la loi, et ont contribué à créer les conditions politiques du Voting Rights Act de 1965, consacré à la protection du droit de vote. Le Fair Housing Act de 1968 a ensuite renforcé la lutte contre les discriminations dans le logement. Le Civil Rights Act de 1964 demeure donc une avancée juridique décisive, tout en constituant une étape parmi d’autres dans un combat plus large pour l’égalité aux États-Unis.

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