Histoire de l'aviation

Quel pilote a réalisé le premier vol transatlantique sans escale en 1927 ?

La réponse

Charles Lindbergh est devenu célèbre pour avoir effectué le premier vol transatlantique sans escale en 1927 à bord de son avion Spirit of St. Louis. Ce vol de 33 heures et 30 minutes entre New York et Paris a marqué l'histoire de l'aviation et popularisé l'idée des voyages intercontinentaux en avion.

En savoir plus

Le 20 mai 1927, Charles Lindbergh s’envole de Roosevelt Field, près de New York, aux commandes du Spirit of St. Louis. Son objectif est de rejoindre Paris sans escale, dans le cadre d’un défi qui mobilise alors les pionniers de l’aviation : le prix Orteig, promis au premier aviateur capable de relier New York et Paris par la voie des airs. Trente-trois heures et trente minutes plus tard, Lindbergh atterrit au Bourget, devenant le premier pilote à accomplir en solitaire cette traversée sans escale. L’exploit fait de lui une célébrité mondiale et contribue à populariser l’idée des voyages intercontinentaux en avion.

Le pari du vol New York-Paris

Le prix Orteig avait été créé pour encourager les progrès de l’aviation commerciale et la réalisation d’une liaison aérienne directe entre les États-Unis et la France. Plusieurs tentatives avaient déjà montré l’extrême difficulté du projet. Lindbergh, qui avait travaillé comme pilote de courrier aérien, se distingue par son expérience pratique et par une approche particulièrement méthodique. Il parvient à convaincre des hommes d’affaires de Saint Louis de financer son appareil et son expédition. Le nom Spirit of St. Louis rend hommage à cette ville ainsi qu’à ses soutiens financiers.

Un avion conçu pour privilégier l’autonomie

Le Spirit of St. Louis est un avion monomoteur spécialement construit pour transporter une grande quantité de carburant tout en demeurant suffisamment léger. Il est fabriqué par Ryan Airlines, à San Diego, sous la direction de l’ingénieur Donald Hall, en collaboration étroite avec Lindbergh. Pour accroître son autonomie, le principal réservoir de carburant est installé devant le pilote. Cette disposition empêche Lindbergh de voir directement devant lui : pour surveiller sa trajectoire au décollage et à l’atterrissage, il doit regarder par les ouvertures latérales de l’appareil. Chaque choix de conception répond donc à la priorité absolue du projet, couvrir la distance séparant les deux continents sans ravitaillement.

Trente-trois heures au-dessus de l’Atlantique

Lindbergh décolle le 20 mai avec une lourde charge de carburant et affronte un vol éprouvant. Il doit composer avec la fatigue, le froid, les nuages et les turbulences, tout en maintenant son cap pendant plus d’une journée. Sa navigation repose sur les instruments disponibles à bord, les cartes, la boussole et le calcul de sa position, complétés lorsque les conditions le permettent par des observations visuelles. Le vol ne comporte aucune escale : après avoir franchi l’Atlantique, le pilote atteint les abords de Paris le 21 mai 1927. Il se pose au Bourget dans la soirée, après 33 heures et 30 minutes de voyage.

Une célébrité mondiale

L’arrivée de Lindbergh au Bourget provoque un immense rassemblement et transforme immédiatement le pilote en héros international. Son exploit démontre qu’un avion peut parcourir seul une distance intercontinentale considérable et attire l’attention du public, des ingénieurs et des compagnies aériennes sur le potentiel du transport aérien à longue distance. Lindbergh entreprend ensuite des tournées et participe à la promotion de l’aviation. Le Spirit of St. Louis, conservé aujourd’hui au National Air and Space Museum de Washington, reste associé à cette traversée historique et au moment où l’aviation devient un objet de fascination mondiale.

CultureG.org