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Quel pays est le plus grand producteur mondial de café depuis le XIXe siècle ?

La réponse

Le Brésil est le premier producteur mondial de café, avec environ un tiers de la production globale.

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Le Brésil est le premier producteur mondial de café depuis le XIXe siècle. Sa production représente environ un tiers de l’offre mondiale, même si cette proportion varie selon les récoltes et les années. Cette position repose sur l’étendue de son territoire, la diversité de ses régions agricoles et l’ancienneté de sa filière caféière. Le pays produit à la fois pour l’exportation et pour un marché intérieur important, ce qui lui confère un poids particulier dans l’économie mondiale du café.

Une domination construite au XIXe siècle

Le caféier a été introduit au Brésil au XVIIIe siècle, puis sa culture s’est rapidement développée dans le sud-est du pays. Au cours du XIXe siècle, l’extension des plantations et l’amélioration des circuits de transport ont favorisé l’essor des exportations. Le café est alors devenu une ressource essentielle pour l’économie brésilienne. Cette expansion s’est d’abord appuyée sur le travail des personnes réduites en esclavage, puis, après l’abolition de l’esclavage, sur une main-d’œuvre comprenant notamment des travailleurs immigrés. Le Brésil s’est ainsi imposé durablement parmi les grands producteurs mondiaux, alors que la production d’autres régions connaissait des difficultés ou reculait.

Un vaste territoire propice à la culture

La taille du Brésil permet de cultiver le café dans des environnements variés. Les États du Minas Gerais, de São Paulo, de l’Espírito Santo et de Bahia comptent parmi les principales zones productrices, avec des conditions différentes selon l’altitude, les températures et les précipitations. Cette diversité géographique réduit la dépendance à une seule région et permet de répartir les récoltes dans le temps. Le relief et l’organisation des exploitations rendent également possible, dans certaines zones, le recours à une mécanisation importante de la récolte. La production brésilienne ne repose donc pas sur un terroir unique, mais sur un ensemble de régions spécialisées.

Arabica et robusta dans la production brésilienne

Le Brésil cultive principalement l’arabica, apprécié pour la diversité de ses profils aromatiques, mais il produit aussi du café de l’espèce Coffea canephora, souvent désignée sous le nom de robusta ou de conilon. La répartition entre ces deux espèces n’est pas fixe et varie selon les régions et les années ; il est donc inexact de les présenter comme représentant chacune la moitié de la production nationale. L’arabica est particulièrement présent dans les zones d’altitude, tandis que le conilon est important dans des régions plus chaudes, notamment dans l’Espírito Santo. Cette complémentarité permet au Brésil de fournir différents marchés, du café vendu comme origine unique aux assemblages et au café soluble.

Un poids majeur, sans monopole mondial

La première place du Brésil ne signifie pas qu’il détient un monopole du café. Le Vietnam, la Colombie, l’Indonésie et d’autres pays jouent eux aussi un rôle important dans la production mondiale, parfois avec une spécialisation plus marquée dans certaines espèces ou certains types de café. Les récoltes brésiliennes restent sensibles aux épisodes de sécheresse, aux fortes pluies et aux épisodes de froid, ainsi qu’aux fluctuations des cours internationaux. Pour faire face à ces contraintes, la filière associe de grandes exploitations, des producteurs familiaux et des coopératives. Malgré cette concurrence et ces risques, l’ampleur de sa production maintient le Brésil au premier rang mondial, avec environ un tiers de la production globale.

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