Quel pays abrite la plus grande forêt tropicale humide au monde, souvent surnommée le poumon de la Terre ?
La réponse
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Le Brésil abrite la plus grande partie de la forêt amazonienne, généralement considérée comme la plus vaste forêt tropicale humide du monde. L’Amazonie brésilienne appartient à un ensemble forestier qui couvre une grande partie du bassin de l’Amazone et s’étend également au Pérou, à la Colombie, à la Bolivie, au Venezuela, à l’Équateur, au Guyana, au Suriname et à la Guyane française. C’est donc le Brésil qui est le pays le plus étroitement associé à cet immense écosystème, même si la forêt ne se limite pas à son territoire.
Une forêt qui dépasse les frontières
La forêt amazonienne se déploie autour du bassin de l’Amazone, dont le fleuve et les affluents forment l’un des plus vastes réseaux hydrographiques de la planète. Les limites exactes de l’Amazonie varient selon que l’on parle du bassin fluvial, du biome amazonien ou de la couverture forestière proprement dite. Cette distinction explique pourquoi les estimations de sa superficie peuvent différer. Dans tous les cas, la plus grande portion de cet ensemble se trouve au Brésil, notamment dans les États du nord et de l’ouest du pays. L’Amazonie brésilienne comprend des forêts denses, mais aussi des zones régulièrement inondées, des cours d’eau, des savanes et d’autres milieux associés.
Un rôle majeur dans les cycles naturels
L’Amazonie stocke une quantité considérable de carbone dans sa végétation et ses sols et joue un rôle important dans le cycle de l’eau. Par l’évapotranspiration, les arbres relâchent de l’humidité dans l’atmosphère ; celle-ci contribue à la formation de précipitations et au transport de vapeur d’eau au-dessus de l’Amérique du Sud. La forêt influence ainsi le climat régional et les régimes de pluie bien au-delà des zones immédiatement couvertes par les arbres. Le surnom de poumon de la Terre est cependant une formule populaire, et non une description scientifique exacte : il ne faut pas en déduire que l’Amazonie fournirait à elle seule une part déterminante de l’oxygène consommé par l’humanité. La respiration des organismes et la décomposition de la matière organique compensent largement la production d’oxygène de la forêt à l’échelle de l’écosystème.
Une biodiversité exceptionnelle
L’Amazonie figure parmi les régions les plus riches de la planète sur le plan biologique. Elle abrite une grande diversité d’arbres, de plantes, d’insectes, de poissons, d’amphibiens, de reptiles, d’oiseaux et de mammifères. Le jaguar, le dauphin de l’Amazone, le caïman noir et de nombreuses espèces de singes comptent parmi les animaux emblématiques de cette région. Sa richesse s’explique notamment par son étendue, son climat chaud et humide, son réseau de rivières et la diversité de ses habitats. La forêt est également le territoire de nombreux peuples autochtones, dont les cultures et les connaissances sont étroitement liées aux milieux amazoniens. Certaines communautés vivent en isolement volontaire et doivent bénéficier d’une protection particulière.
Un écosystème sous pression
La forêt amazonienne est menacée par la conversion des terres pour l’élevage et l’agriculture, l’exploitation minière, l’ouverture de routes, l’exploitation forestière illégale et les incendies liés au défrichement. Le changement climatique peut aussi accentuer les épisodes de sécheresse et réduire la capacité de certains secteurs forestiers à se régénérer. Ces pressions ne concernent pas seulement la biodiversité : elles perturbent également le stockage du carbone, le cycle de l’eau et les conditions de vie des populations qui dépendent de la forêt. La protection de l’Amazonie repose donc en grande partie sur les politiques menées par les pays où elle se trouve, au premier rang desquels figure le Brésil.
