Seconde Guerre mondiale

Quel pays a subi le bombardement atomique d'Hiroshima le 6 août 1945 ?

La réponse

Le Japon.

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Le bombardement atomique d’Hiroshima a frappé le Japon le 6 août 1945, dans les dernières semaines de la Seconde Guerre mondiale. À 8 h 15, heure locale, une bombe nucléaire américaine a explosé au-dessus de cette ville japonaise. Il s’agissait de la première utilisation d’une arme nucléaire en temps de guerre, un événement qui a causé des destructions massives et ouvert l’ère nucléaire.

Une ville japonaise stratégique

Hiroshima se trouve sur l’île de Honshū, dans l’ouest du Japon. En 1945, elle occupait une place importante dans l’organisation militaire et logistique de l’Empire japonais. La ville abritait notamment le quartier général de la Deuxième armée générale, ainsi que des installations liées aux communications, au ravitaillement et à la production militaire. Elle avait été moins touchée par les bombardements conventionnels de grande ampleur que plusieurs autres villes japonaises, si bien qu’une grande partie de son tissu urbain subsistait encore. Sa configuration géographique, dans une plaine entourée de collines, a également contribué à concentrer les effets de l’explosion.

La bombe Little Boy

L’arme utilisée, surnommée Little Boy, était une bombe à fission à base d’uranium 235, d’une puissance estimée à environ 15 kilotonnes de TNT. Elle fut larguée depuis le bombardier américain B-29 Enola Gay, commandé par le colonel Paul Tibbets, puis explosa à environ 600 mètres au-dessus du sol. Le souffle, la chaleur et les rayonnements détruisirent une grande partie de la ville et tuèrent des dizaines de milliers de personnes dans les heures et les jours qui suivirent. Le bilan exact reste difficile à établir, car il faut distinguer les morts immédiates de celles causées ultérieurement par les brûlures, les traumatismes et les effets des radiations.

Les survivants et les effets des radiations

Les survivants des bombardements atomiques sont désignés au Japon par le terme hibakusha. À Hiroshima, beaucoup souffrirent de brûlures graves, de blessures provoquées par l’effondrement des bâtiments et du syndrome d’irradiation aiguë. Dans les années suivantes, les études médicales ont établi une hausse du risque de certaines maladies, notamment les leucémies et plusieurs types de cancers, chez les personnes exposées. Les conséquences ne furent toutefois pas limitées aux effets médicaux : de nombreux survivants durent aussi faire face au deuil, à la pauvreté, aux déplacements et parfois à la discrimination. Leur témoignage a joué un rôle central dans la mémoire du bombardement et dans les débats sur les armes nucléaires.

Un événement au cœur de la fin de la guerre

Le bombardement d’Hiroshima fut suivi, le 9 août, par celui de Nagasaki, également au Japon. Dans le même temps, l’entrée en guerre de l’Union soviétique contre le Japon bouleversa la situation militaire en Asie. Le gouvernement japonais annonça son acceptation des conditions de reddition le 15 août 1945, avant la signature officielle de la capitulation le 2 septembre. Le poids respectif des bombardements atomiques, de l’offensive soviétique et des autres facteurs militaires fait toujours l’objet de débats historiques. Hiroshima est depuis devenue un symbole mondial des conséquences humaines de la guerre nucléaire et des appels à son abolition.

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