Prix Nobel

Quel pays a remporté le plus de prix Nobel de médecine ?

La réponse

Les États-Unis ont remporté le plus grand nombre de prix Nobel de médecine, avec plus de 100 lauréats à ce jour. Ce pays abrite de nombreuses institutions de recherche de renommée mondiale, comme les National Institutes of Health (NIH), qui attirent des scientifiques du monde entier. La médecine américaine a ainsi joué un rôle clé dans des avancées majeures comme les vaccins ou les thérapies géniques.

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Dans les classements qui regroupent les lauréats du prix Nobel de physiologie ou médecine par pays, les États-Unis occupent la première place. Ils comptent plus de 100 lauréats, soit davantage que toute autre nation. Le Nobel n’est toutefois pas attribué à des États, mais à des personnes ou à des organismes : les statistiques nationales reposent donc généralement sur la nationalité des chercheurs, leur affiliation institutionnelle ou une combinaison de ces critères. Cette première place traduit néanmoins le poids exceptionnel de la recherche biomédicale américaine depuis le XXe siècle.

Une présence américaine devenue dominante

Le prix Nobel de physiologie ou médecine, créé en 1901, a récompensé au fil du temps de nombreux chercheurs travaillant dans des institutions américaines. La progression des États-Unis s’est particulièrement affirmée au cours du XXe siècle, avec des contributions dans la génétique, la microbiologie, la physiologie et la médecine clinique. Thomas Hunt Morgan a ainsi reçu le prix en 1933 pour ses découvertes sur le rôle des chromosomes dans l’hérédité. En 1952, Selman Waksman a été récompensé pour la découverte de la streptomycine, un antibiotique majeur dans la lutte contre certaines infections, notamment la tuberculose. Ces distinctions illustrent l’importance prise par les laboratoires et les universités américains dans la recherche fondamentale et médicale.

Le rôle des institutions de recherche

Cette avance s’explique en partie par un vaste écosystème associant universités, hôpitaux, fondations, entreprises de biotechnologie et organismes publics. Les National Institutes of Health, généralement désignés sous le sigle NIH, occupent une place centrale dans ce dispositif : ils conduisent des recherches et financent de nombreux travaux biomédicaux aux États-Unis et dans le cadre de collaborations internationales. Des établissements comme Harvard, Johns Hopkins ou Stanford participent également à la formation des chercheurs et au développement de programmes dans des domaines tels que l’immunologie, la génétique, les neurosciences et la biologie moléculaire. Cette concentration de compétences et de moyens contribue à attirer des scientifiques du monde entier et à multiplier les découvertes susceptibles d’être reconnues par le Nobel.

Des contributions souvent internationales

La première place des États-Unis ne signifie pas que tous les lauréats concernés y sont nés, ni que chaque découverte est exclusivement américaine. Le prix Nobel de 2023 a récompensé Katalin Karikó et Drew Weissman pour leurs découvertes concernant les modifications des nucléosides qui ont permis le développement de vaccins à ARN messager efficaces ; leurs recherches ont notamment été menées à l’Université de Pennsylvanie. En 2018, l’Américain James

. Allison et le Japonais Tasuku Honjo ont reçu conjointement le Nobel pour leurs découvertes sur l’inhibition de la régulation négative du système immunitaire dans le traitement du cancer. Honjo a principalement conduit ses travaux au Japon, tandis qu’Allison a notamment travaillé dans des institutions américaines. Il faut enfin distinguer les catégories du Nobel : la découverte des ciseaux génétiques CRISPR-Cas9, par exemple, a été récompensée par le prix Nobel de chimie en 2020, et non par celui de physiologie ou médecine.

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