Quel manufacturier de pneus a introduit le composé ultrasoft en Formule 1 ?
La réponse
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Le composé ultrasoft a été introduit en Formule 1 par Pirelli en 2016. Cette gomme, conçue pour offrir un niveau d’adhérence supérieur sur les pneus slicks destinés à la piste sèche, a fait sa première apparition en course lors du Grand Prix de Monaco de la même année. Elle s’inscrivait dans la volonté du manufacturier de proposer une gamme plus étendue, permettant aux équipes d’adapter leur choix de pneumatiques aux caractéristiques de chaque circuit et aux conditions de course.
Une nouvelle référence dans la gamme Pirelli
À son arrivée, l’ultrasoft était le composé le plus tendre de la gamme de pneus slicks proposée par Pirelli. Son objectif était de privilégier la performance immédiate : une gomme plus tendre peut généralement procurer davantage d’adhérence, mais elle est aussi plus sensible à l’usure et à la dégradation. Le composé se reconnaissait à son marquage violet sur les flancs. Comme pour les autres pneus de la gamme, son intérêt dépendait du circuit, de la température, du réglage de la monoplace et du rythme imposé en course. Il ne s’agissait donc pas d’un pneu destiné à toutes les situations, mais d’un outil supplémentaire dans le choix stratégique des écuries.
Le premier rendez-vous à Monaco
Le Grand Prix de Monaco 2016 a constitué la première utilisation de l’ultrasoft en course. Le tracé monégasque, organisé en ville et caractérisé par une faible vitesse moyenne ainsi que par des virages serrés, figurait parmi les rendez-vous où un composé très tendre pouvait être pertinent. Les équipes ont ainsi pu évaluer concrètement le compromis entre le gain de performance et la nécessité de préserver la gomme. L’apparition de l’ultrasoft a enrichi les possibilités offertes aux stratèges, mais elle n’a pas instauré une règle imposant des arrêts aux stands à intervalles fixes : la durée de vie du pneu variait selon les conditions et l’utilisation choisie par chaque équipe.
Une confusion avec la crise de 2005
L’introduction de l’ultrasoft ne doit pas être confondue avec l’épisode du Grand Prix des États-Unis 2005, qui concernait Michelin. Ce manufacturier français avait été confronté à un problème de sécurité lié à ses pneumatiques sur le circuit d’Indianapolis. Les équipes équipées par Michelin n’avaient finalement pas pris le départ de la course, qui s’était déroulée avec les seules monoplaces utilisant des pneus Bridgestone. Cet événement n’était pas lié à l’apparition d’un composé ultrasoft et n’a pas établi d’obligation générale de changer de pneus tous les dix tours. La réponse à la question est donc bien Pirelli, avec une introduction en 2016 et une première utilisation en course à Monaco.
