Quel général français a dirigé les Forces françaises libres pendant la guerre ?
La réponse
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Charles de Gaulle a dirigé les Forces françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale. Après son départ pour Londres en juin 1940 et son refus de l’armistice demandé par le gouvernement français, il lança le 18 juin un appel à poursuivre le combat. Cet appel, diffusé par la BBC, est devenu le symbole de la France refusant la défaite et l’autorité du régime de Vichy. De Gaulle prit alors la tête de la France libre et organisa, avec le soutien britannique, les forces militaires qui continuèrent la lutte aux côtés des Alliés.
La constitution des Forces françaises libres
Les Forces françaises libres ne furent pas constituées en une seule journée. Elles se formèrent progressivement autour de militaires, de marins, d’aviateurs et de civils qui choisirent de rejoindre Londres ou les territoires ralliés à de Gaulle plutôt que de cesser le combat. Leur recrutement s’effectua aussi dans plusieurs territoires de l’Empire français. Ces forces étaient distinctes de la Résistance intérieure, qui se développa clandestinement en France occupée, même si de Gaulle chercha à coordonner et à unifier les différentes formes de lutte contre l’Allemagne nazie et le régime de Vichy. Les FFL comprenaient des unités terrestres, les Forces navales françaises libres et les Forces aériennes françaises libres. De Gaulle en assurait la direction politique et militaire en tant que chef de la France libre.
Une armée engagée sur plusieurs fronts
Les FFL participèrent à des opérations militaires en Afrique, au Proche-Orient et en Europe. Elles prirent notamment part aux combats de l’Afrique-Orientale italienne, à la campagne de Syrie et du Liban, ainsi qu’aux opérations en Afrique du Nord. En Libye, la 1re brigade française libre, commandée par le général Marie-Pierre Koenig, se distingua lors de la bataille de Bir Hakeim, en mai et juin 1942, en résistant à l’offensive des forces de l’Axe. Les unités françaises libres combattirent ensuite en Italie, puis lors de la libération de la France après le débarquement de Provence en août 1944. Les forces aériennes et navales jouèrent également un rôle dans les missions alliées, tandis que les réseaux de renseignement et les mouvements de résistance contribuaient à la lutte depuis le territoire français.
De la France libre à l’Armée française de la Libération
L’autorité de de Gaulle se renforça progressivement, malgré les tensions avec le régime de Vichy et les réserves de certains Alliés, notamment des États-Unis. En 1941, il mit en place le Comité national français, organe dirigeant de la France libre. En juin 1943, il coprésida avec le général Henri Giraud le Comité français de libération nationale, installé à Alger. Celui-ci devint en juin 1944 le Gouvernement provisoire de la République française, présidé par de Gaulle. Entre-temps, les Forces françaises libres avaient été intégrées à une structure militaire française plus vaste avec les forces venues d’Afrique du Nord ; la dénomination de FFL s’effaça alors au profit de l’Armée française de la Libération. Cette évolution permit de rassembler davantage de soldats français sous une même autorité et de participer pleinement à la libération du territoire.
Un rôle militaire et politique
De Gaulle ne fut donc pas seulement le chef d’une unité combattante : il représenta la continuité de la France auprès des Alliés et défendit l’idée que la République française devait être restaurée après la Libération. À la tête de la France libre, puis du Gouvernement provisoire, il contribua à rétablir l’autorité de l’État français au moment où le territoire était libéré. Son action pendant la guerre fonda une légitimité politique qui marqua durablement l’histoire contemporaine du pays. Il devint ensuite une figure centrale de la vie politique française et fonda la Ve République en 1958, mais c’est bien son rôle de chef de la France libre et des Forces françaises libres qui en fit l’un des principaux dirigeants français de la Seconde Guerre mondiale.
