Quel gaz compose majoritairement l'atmosphère terrestre ?
La réponse
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L’atmosphère terrestre est principalement constituée de deux gaz : l’azote et l’oxygène. L’azote moléculaire, de formule N₂, est très nettement majoritaire. Il représente environ 78 % de l’atmosphère, tandis que l’oxygène moléculaire, O₂, en constitue environ 21 %. Le pourcentage restant correspond à de l’argon, du dioxyde de carbone, de la vapeur d’eau et à plusieurs autres gaz présents en très faibles quantités. Ces proportions sont généralement exprimées pour l’air sec, car la quantité de vapeur d’eau varie fortement selon les régions et les conditions météorologiques.
Un gaz majoritaire chimiquement stable
L’azote atmosphérique se présente principalement sous la forme de molécules diatomiques N₂. La liaison qui unit les deux atomes d’azote est particulièrement solide, ce qui rend ce gaz peu réactif dans les conditions ordinaires. Cette stabilité explique notamment pourquoi l’azote ne favorise ni la combustion ni la respiration comme le fait l’oxygène. Elle ne signifie toutefois pas que l’azote est totalement inerte : certaines réactions biologiques et industrielles permettent de rompre cette liaison et de transformer l’azote moléculaire en composés réactifs.
Un élément indispensable à la biosphère
Même si la plupart des organismes ne peuvent pas utiliser directement le N₂ de l’air, l’azote est essentiel à la vie. Il entre dans la composition des acides aminés, qui forment les protéines, ainsi que des acides nucléiques comme l’ADN et l’ARN. Dans le cycle de l’azote, des micro-organismes spécialisés réalisent la fixation de l’azote en convertissant le N₂ en formes azotées utilisables par les êtres vivants. Certaines bactéries vivent notamment en association avec les légumineuses, tandis que d’autres micro-organismes interviennent dans le sol et les milieux aquatiques. L’azote passe ensuite entre l’atmosphère, les organismes, les sols et les eaux grâce à différentes transformations biologiques et chimiques.
Un équilibre modifié par les activités humaines
La proportion d’azote moléculaire dans l’atmosphère reste très stable à l’échelle de la vie humaine, mais les activités humaines perturbent fortement le cycle de l’azote. La fabrication d’engrais, l’élevage et certaines combustions augmentent la quantité de composés azotés réactifs présents dans les écosystèmes et, pour certains d’entre eux, dans l’atmosphère. Ces substances peuvent contribuer à la pollution de l’air, à l’eutrophisation des eaux et à l’acidification de certains milieux. L’azote reste donc le gaz majoritaire de l’atmosphère, tout en étant au centre d’un cycle naturel dont les transformations ont d’importantes conséquences environnementales.
