Quel explorateur anglais a atteint les côtes de l'Australie en 1770 ?
La réponse
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James Cook est l’explorateur anglais qui atteignit les côtes orientales de l’Australie en 1770, au cours de son premier voyage dans le Pacifique. À bord du navire Endeavour, il réalisa une reconnaissance méthodique d’une grande partie du littoral oriental et donna à cette région le nom de Nouvelle-Galles du Sud. Son expédition ne constitue toutefois pas la « découverte » de l’Australie : des navigateurs européens, notamment néerlandais, avaient déjà atteint et cartographié certaines parties du continent. L’importance du voyage de Cook tient surtout à l’ampleur et à la précision de son relevé de la côte est.
Une expédition scientifique dans le Pacifique
Le voyage de l’Endeavour commença en 1768. James Cook, alors officier de la Royal Navy, avait reçu pour mission principale d’observer depuis Tahiti le passage de Vénus devant le Soleil, phénomène qui devait aider les astronomes à calculer la distance entre la Terre et le Soleil. L’expédition avait également un objectif d’exploration : après l’observation astronomique, Cook devait rechercher d’éventuelles terres australes et examiner les côtes rencontrées. L’Endeavour, ancien navire charbonnier adapté à la navigation océanique, transportait des savants et des artistes, parmi lesquels le naturaliste Joseph Banks et le botaniste Daniel Solander. Le voyage associait ainsi les intérêts de la Royal Society à ceux de l’Amirauté britannique.
L’arrivée sur la côte est
Après avoir quitté la Polynésie, Cook atteignit la côte sud-est de l’Australie en avril 1770. L’Endeavour entra ensuite dans une baie située au sud de l’actuelle Sydney, le 29 avril, lors d’un débarquement généralement associé à Botany Bay, aujourd’hui appelée aussi Kamay. Joseph Banks et les autres naturalistes y étudièrent une flore particulièrement abondante, ce qui conduisit Cook à retenir le nom de Botany Bay. L’équipage rencontra également des habitants autochtones, dont les communautés vivaient sur ces terres bien avant l’arrivée des Européens. Ces rencontres ne furent pas toujours pacifiques et doivent être replacées dans le contexte de la présence ancienne et continue des peuples autochtones d’Australie, plutôt que dans le récit d’une terre supposément inhabitée.
Le relevé de la Nouvelle-Galles du Sud
Cook poursuivit sa navigation vers le nord et cartographia une vaste portion de la côte orientale, jusqu’à la péninsule du cap York. Il observa notamment la Grande Barrière de corail, dont la navigation représentait un danger important pour l’Endeavour, et dut faire réparer le navire après son échouage près de l’actuelle rivière Endeavour. En août 1770, arrivé à Possession Island, il prit possession de la côte orientale au nom du roi George III et lui attribua le nom de New South Wales, traduit en français par Nouvelle-Galles du Sud. Cette revendication britannique ne supprimait évidemment ni la présence ni les droits des peuples autochtones, mais elle devint un élément des prétentions impériales britanniques sur la région.
Un voyage aux conséquences durables
Cook revint en Grande-Bretagne en 1771 avec des cartes, des observations astronomiques et des descriptions naturalistes qui améliorèrent considérablement les connaissances européennes sur la côte est australienne. Ses relevés furent utilisés par les navigateurs britanniques et contribuèrent au développement de l’intérêt porté à cette région. En 1788, une colonie britannique fut finalement établie en Nouvelle-Galles du Sud par la First Fleet à Sydney Cove, dans la baie de Port Jackson, et non à Botany Bay même. Le voyage de 1770 de James Cook fut donc à la fois une expédition scientifique majeure et une étape importante dans l’histoire de l’expansion britannique, avec des conséquences profondes pour les populations autochtones déjà présentes sur le continent.
