Révolution française

Quel événement a marqué la chute de Robespierre en 1794 ?

La réponse

Le 27 juillet 1794, Robespierre a été renversé lors du coup d'État du 9 Thermidor. Accusé de tyrannie, il a été guillotiné le lendemain avec ses partisans, mettant fin à la période de la Terreur et marquant le début d'une phase plus modérée de la Révolution.

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Le 9 Thermidor an II, correspondant au 27 juillet 1794 dans le calendrier grégorien, désigne le renversement de Maximilien Robespierre par la Convention nationale. Après plusieurs mois de répression politique et de tensions croissantes, une coalition de députés s’oppose ouvertement à lui lors de la séance du 9 Thermidor. Robespierre est décrété d’arrestation, puis capturé après une nuit de confrontation entre ses soutiens et les forces de la Convention. Guillotiné le lendemain avec plusieurs de ses proches, il laisse place à une nouvelle orientation politique, bientôt appelée la réaction thermidorienne.

Un pouvoir de plus en plus contesté

Robespierre est alors l’une des figures les plus influentes de la Révolution. Membre du Comité de salut public depuis juillet 1793, il participe à la direction du gouvernement révolutionnaire, dans un contexte de guerre extérieure, de révoltes intérieures et de lutte contre les factions politiques. La Terreur s’appuie notamment sur le Tribunal révolutionnaire et sur des lois qui facilitent les arrestations et les condamnations des personnes considérées comme ennemies de la République. Robespierre défend une conception exigeante de la vertu civique et de la souveraineté populaire, mais cette position contribue aussi à l’isoler. Les procès et les exécutions visant successivement des groupes rivaux, notamment les Hébertistes puis les partisans de Danton, entretiennent la crainte parmi les députés de la Convention.

La rupture des 8 et 9 Thermidor

Le 8 Thermidor, Robespierre prononce à la Convention un discours dans lequel il dénonce de nouveaux ennemis et des complots au sein même de l’assemblée, sans désigner clairement toutes les personnes visées. Beaucoup de députés redoutent alors que la répression puisse bientôt les atteindre. Le lendemain, 9 Thermidor, ses adversaires l’empêchent de s’exprimer et font voter son arrestation, ainsi que celle de plusieurs de ses proches, parmi lesquels Saint-Just, Couthon et son frère Augustin Robespierre. La Commune insurrectionnelle de Paris tente de soutenir le groupe, qui se retrouve finalement réuni à l’Hôtel de Ville. Dans la nuit, les forces restées fidèles à la Convention investissent le bâtiment et mettent fin à cette résistance.

L’arrestation et l’exécution de Robespierre

Robespierre est grièvement blessé au cours des événements de la nuit, puis conduit devant le Tribunal révolutionnaire. Le 10 Thermidor, soit le 28 juillet 1794, il est guillotiné place de la Révolution avec Saint-Just, Couthon, Augustin Robespierre et plusieurs autres partisans. Cette exécution intervient sans véritable procès politique au sens ordinaire : le Tribunal se limite principalement à constater l’identité des accusés et à appliquer la décision prise par la Convention. La chute et la mort de Robespierre constituent ainsi l’aboutissement du coup d’État du 9 Thermidor, qui tire son nom du calendrier révolutionnaire.

Les conséquences politiques

La disparition de Robespierre ne met pas fin instantanément à toutes les violences, mais elle marque la fin de sa domination et le recul du gouvernement révolutionnaire le plus radical. La loi du 22 Prairial, qui avait renforcé le pouvoir du Tribunal révolutionnaire, est supprimée dès le 10 Thermidor. Des prisonniers sont libérés et les adversaires du robespierrisme reprennent progressivement l’initiative au sein de la Convention. Dans les mois suivants, les Jacobins perdent leur influence, tandis que d’anciens députés girondins sont rappelés. La Convention thermidorienne engage alors une politique plus modérée, même si la Révolution reste marquée par de fortes tensions et par de nouvelles violences.

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