Premières fois dans l'histoire

Quel était le premier vaccin découvert par l'humanité ?

La réponse

Le premier vaccin découvert par l'humanité était le vaccin contre la variole, développé par le médecin anglais Edward Jenner en 1796. Jenner a remarqué que les trayeuses infectées par la vaccine, une maladie bénigne, étaient protégées contre la variole, une maladie mortelle. Il a alors inoculé du pus de vaccine à un jeune garçon, qui a développé une immunité contre la variole.

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La lutte contre les épidémies a marqué l’histoire de la médecine bien avant l’ère moderne. Parmi les avancées les plus déterminantes figure l’invention du premier vaccin, une découverte qui a révolutionné la prévention des maladies infectieuses. Longtemps avant les techniques sophistiquées d’aujourd’hui, l’humanité a trouvé une solution empirique pour contrer un fléau dévastateur : la variole. Cette maladie, responsable de millions de morts à travers les siècles, a finalement cédé face à une approche audacieuse et visionnaire, posant les bases de l’immunologie.

Une maladie millénaire aux conséquences dévastatrices

La variole est connue depuis l’Antiquité, avec des traces archéologiques suggérant son existence dès l’Égypte ancienne, vers 1570 av. J.-C. Les momies de pharaons comme Ramsès V portent des cicatrices caractéristiques de la maladie. En Europe, la variole a causé des épidémies récurrentes à partir du Moyen Âge, décimant des populations entières. En Asie, des pratiques de variolisation – consistant à inoculer du pus de varioleux à des personnes saines – étaient déjà utilisées empiriquement dès le Xe siècle, bien que cette méthode comportait des risques élevés. La mortalité pouvait atteindre 30 % chez les personnes infectées, et les survivants gardaient souvent des séquelles permanentes.

L’observation empirique qui a tout changé

Au XVIIIe siècle, en Angleterre, le médecin Edward Jenner a joué un rôle clé dans l’histoire de la vaccination. Travaillant dans la campagne anglaise, il a remarqué que les trayeuses, souvent exposées à la vaccine – une maladie bovine bénigne –, ne contractaient pas la variole. Cette observation a inspiré Jenner à tester une hypothèse : si la vaccine pouvait protéger contre la variole, peut-être était-il possible de l’utiliser comme outil préventif. Contrairement à la variolisation, qui consistait à exposer directement au virus de la variole, Jenner a choisi une approche plus sûre en utilisant un agent apparenté, mais moins dangereux.

L’expérience fondatrice de 1796

Le 14 mai 1796, Jenner a réalisé une expérience historique. Il a prélevé du pus d’une lésion de vaccine sur la main de Sarah Nelmes, une trayeuse infectée, et l’a inoculé à James Phipps, un jeune garçon de 8 ans. Après quelques semaines, Jenner a exposé Phipps à la variole en lui injectant du pus d’un varioleux. Contrairement à ce qui aurait pu se produire sans cette inoculation préalable, l’enfant n’a développé aucune forme de la maladie. Cette expérience a démontré que la vaccine pouvait conférer une immunité durable contre la variole, sans les dangers de la variolisation.

La reconnaissance progressive d’une révolution médicale

Les résultats de Jenner ont d’abord suscité des controverses. Certains médecins de l’époque remettaient en cause sa méthode, tandis que d’autres, comme le roi George III, soutenaient ses travaux. En 1801, Jenner a publié ses découvertes dans un ouvrage intitulé Inquiry into the Causes and Effects of the Variolae Vaccinae, qui a contribué à populariser la vaccination. En 1840, le Royaume-Uni a interdit la variolisation au profit de la vaccination, marquant une avancée majeure. Grâce à ces efforts, la variole a finalement été éradiquée en 1980, devenant la première maladie humaine à être éliminée grâce à la vaccination.