Quel était le premier smartphone commercialisé au monde ?
La réponse
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En août 1994, IBM commercialise aux États-Unis le Simon Personal Communicator, généralement considéré comme le premier smartphone commercialisé au monde. L’appareil ne se limite pas à la téléphonie mobile : il réunit dans un même boîtier les fonctions d’un téléphone, d’un fax, d’un organiseur électronique et d’un assistant personnel. Cette association de la communication et de la gestion d’informations personnelles constitue sa principale innovation, plusieurs années avant la généralisation du terme « smartphone ».
Un téléphone conçu comme un assistant personnel
Le Simon Personal Communicator permet de passer des appels, mais il sert également à organiser des rendez-vous et des contacts, ainsi qu’à utiliser des fonctions de télécopie. Il est équipé d’un écran tactile résistif, une technologie qui détecte la pression exercée sur la surface, notamment avec un stylet. Cette interface offre une manière nouvelle d’accéder aux différentes fonctions de l’appareil, alors que les téléphones mobiles de l’époque reposent principalement sur des touches physiques et sont conçus avant tout pour la conversation vocale.
Un appareil imposant selon les standards actuels
Le Simon est loin de la finesse et de la légèreté des smartphones contemporains. Il pèse environ 510 grammes, soit plusieurs fois le poids de nombreux téléphones actuels, et son format le rend relativement encombrant. Cette masse s’explique notamment par les composants nécessaires à la réunion de plusieurs fonctions dans un seul appareil. Son autonomie et ses capacités restent également limitées par les technologies disponibles au début des années 1990. Ces contraintes n’annulent pas son caractère novateur : elles montrent plutôt les difficultés matérielles auxquelles se heurte alors l’informatique mobile.
Le premier jalon d’une catégorie nouvelle
Le fonctionnement du Simon repose sur le système d’exploitation IBM Simon OS. À une époque où les téléphones mobiles, les télécopieurs et les organiseurs électroniques sont généralement des appareils distincts, IBM propose donc une solution intégrée. Le Simon Personal Communicator n’a pas la compacité, la puissance ni l’écosystème logiciel des smartphones modernes, mais il établit une idée essentielle : un téléphone mobile peut aussi servir d’outil d’organisation et de communication numérique. C’est cette combinaison de fonctions, associée à son écran tactile résistif et à sa commercialisation en 1994, qui lui vaut sa place de pionnier dans l’histoire des smartphones.
