Quel était le premier être humain à marcher sur la Lune ?
La réponse
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Le premier être humain à marcher sur la Lune est l’astronaute américain Neil Armstrong. Le 21 juillet 1969, après l’alunissage du module lunaire Eagle, il franchit son échelle et pose le pied sur le sol lunaire. Il prononce alors la phrase devenue célèbre : « C’est un petit pas pour l’homme, un bond de géant pour l’humanité ». Quelques minutes plus tard, son coéquipier Buzz Aldrin le rejoint, tandis que Michael Collins reste en orbite autour de la Lune à bord du module de commande Columbia.
Apollo 11, un objectif de la course à l’espace
La mission Apollo 11 s’inscrit dans la course à l’espace qui oppose les États-Unis et l’Union soviétique pendant la guerre froide. En 1961, le président américain John F. Kennedy fixe à son pays l’objectif d’envoyer un homme sur la Lune et de le ramener sain et sauf avant la fin de la décennie. Le programme Apollo est alors consacré à la réalisation de missions lunaires, en s’appuyant notamment sur les progrès acquis avec les programmes Mercury et Gemini. Après plusieurs missions préparatoires, Apollo 11 décolle le 16 juillet 1969 avec Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins. Le module de commande reste en orbite lunaire pendant que le module Eagle descend vers la région de la mer de la Tranquillité.
Un pilote d’essai aux commandes d’Eagle
Neil Armstrong, né dans l’Ohio en 1930, possède une solide expérience de pilote avant son arrivée à la NASA en 1962. Il a servi comme aviateur naval, puis devient pilote d’essai et participe notamment aux vols de l’avion-fusée X-15. En 1966, il commande également Gemini 8, une mission au cours de laquelle un vaisseau habité réalise le premier amarrage avec un autre engin spatial. Cette expérience se révèle précieuse lors de la descente d’Apollo 11. Armstrong constate que la zone d’atterrissage prévue comporte un terrain accidenté, avec des cratères et des rochers. Il prend alors le contrôle manuel du module lunaire afin de rechercher une zone plus sûre. Eagle se pose finalement avec succès, permettant à Armstrong d’accomplir la première sortie humaine sur un autre corps céleste.
Aldrin et Collins, deux rôles indispensables
Buzz Aldrin est le pilote du module lunaire et le deuxième homme à marcher sur la Lune. Ingénieur et titulaire d’un doctorat en astronautique du Massachusetts Institute of Technology, il a étudié les techniques de rendez-vous et d’amarrage entre vaisseaux spatiaux. Sur la surface lunaire, il participe avec Armstrong aux observations, à la collecte d’échantillons et au déploiement d’instruments scientifiques. Michael Collins, pilote du module de commande, demeure seul à bord de Columbia pendant la présence de ses compagnons sur la Lune. Il doit maintenir le vaisseau sur son orbite, surveiller ses systèmes et préparer le rendez-vous avec Eagle après le décollage de celui-ci. Son rôle ne consiste donc pas à effectuer une simple orbite isolée de plusieurs heures : il assure une fonction essentielle dans l’architecture de la mission et dans le retour de l’équipage.
Une première aux conséquences durables
Armstrong et Aldrin passent un peu plus de deux heures à l’extérieur du module lunaire. Ils rapportent sur Terre environ 21,5 kilogrammes de roches et de poussières lunaires, qui fournissent aux chercheurs de précieuses informations sur l’histoire de la Lune. Ils installent aussi plusieurs instruments, dont un rétroréflecteur laser. Ce dispositif, toujours exploitable depuis la Terre, permet de mesurer avec une grande précision la distance qui sépare notre planète de la Lune. Apollo 11 représente ainsi à la fois la première marche humaine sur la Lune et une étape scientifique majeure, rendue possible par le travail conjoint des trois astronautes et de milliers d’ingénieurs, de techniciens et de scientifiques.
