Civilisation romaine

Quel était le nom du premier empereur romain ?

La réponse

Le premier empereur romain était Auguste, également connu sous le nom d'Octave avant son accession au pouvoir. Il a mis fin à la République romaine en 27 av. J.-C. et a inauguré une période de paix et de prospérité appelée la Pax Romana.

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Le premier empereur romain est Auguste, qui portait auparavant le nom d’Octave, ou Octavien dans l’usage historique. Son accession au pouvoir en 27 av. J.-C. constitue le principal tournant entre la République romaine et l’Empire. Rome ne renonce pas alors officiellement à ses anciennes institutions : le Sénat, les magistratures et les assemblées continuent d’exister. Toutefois, l’essentiel du pouvoir politique, militaire et financier se concentre désormais entre les mains d’un seul homme. C’est pourquoi Auguste est traditionnellement considéré comme le fondateur du régime impérial romain.

L’héritier de Jules César

Né en 63 av. J.-C., Octave est le petit-neveu de Jules César. Dans son testament, César l’adopte et en fait son principal héritier. Lorsque César est assassiné en 44 av. J.-C., Octave est encore très jeune, mais il revendique l’héritage politique de son père adoptif. Il s’allie alors avec Marc Antoine et Lépide au sein du Second Triumvirat, constitué en 43 av. J.-C. Cette association leur permet de combattre les meurtriers de César et leurs adversaires politiques. Après la victoire de Philippes en 42 av. J.-C., les rivalités entre les triumvirs reprennent. Octave élimine progressivement ses concurrents et finit par affronter Marc Antoine, allié à Cléopâtre, reine d’Égypte.

D’Actium au pouvoir unique

La victoire navale d’Octave à Actium, en 31 av. J.-C., affaiblit définitivement Marc Antoine. Après la prise d’Alexandrie et la mort d’Antoine et de Cléopâtre en 30 av. J.-C., Octave devient le dirigeant incontesté du monde romain. Il comprend toutefois que le souvenir de la dictature de Jules César rend dangereuse toute apparence de monarchie. Plutôt que de se présenter comme un roi ou comme un dictateur permanent, il conserve plusieurs formes de la tradition républicaine et fait progressivement accepter sa prééminence par le Sénat et les autres institutions.

La naissance du principat

En 27 av. J.-C., Octave restitue officiellement certains pouvoirs au Sénat et au peuple romain, avant de recevoir en retour des responsabilités exceptionnelles ainsi que le nom d’Auguste. Ce titre, à forte portée religieuse et symbolique, marque une nouvelle étape de son autorité. Le terme « empereur » est surtout une désignation rétrospective : Auguste ne porte pas un titre correspondant exactement à la fonction impériale telle qu’on la concevra plus tard. Il se présente notamment comme le princeps, c’est-à-dire le premier des citoyens. En pratique, il contrôle l’armée, exerce une influence décisive sur les provinces et domine la vie politique. Ce système, appelé principat, maintient l’apparence de la République tout en installant une autorité personnelle durable.

Auguste et la Pax Romana

Le règne d’Auguste inaugure la Pax Romana, une longue période de stabilité relative et de prospérité qui sera associée à l’Empire romain. Cette expression ne signifie pas que toutes les guerres cessent : les armées romaines poursuivent les conquêtes et combattent notamment dans les régions périphériques de l’Empire. Elle désigne plutôt la diminution des grandes guerres civiles qui avaient ravagé Rome à la fin de la République et l’établissement d’un ordre politique plus stable. Auguste réorganise l’administration, encadre l’armée et développe une politique monumentale destinée à renforcer la grandeur de Rome. Le Forum d’Auguste et l’Ara Pacis comptent parmi les réalisations qui illustrent cette mise en scène du nouvel ordre.

Un modèle pour ses successeurs

Auguste meurt en 14 apr. J.-C., après un règne de plus de quatre décennies depuis sa victoire sur ses derniers rivaux. Son successeur, Tibère, reprend les principales bases du régime. L’originalité d’Auguste tient ainsi moins à la création d’une monarchie déclarée qu’à la construction patiente d’un pouvoir personnel compatible en apparence avec les institutions républicaines. En raison de cette transformation politique et de la stabilité qu’il établit, il demeure le premier empereur romain dans la tradition historique, même si le mot « empereur » est une catégorie élaborée après son époque.

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