Quel est le seul métal qui est liquide à température ambiante ?
La réponse
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Le mercure est le seul métal qui reste liquide à température ambiante. Reconnaissable à son aspect argenté et brillant, il se comporte comme un liquide tout en possédant les propriétés générales d’un métal. Cette particularité a longtemps fait de lui un matériau important pour mesurer la température et la pression, avant que sa toxicité ne conduise à restreindre fortement ses usages.
Une propriété physique rare
Le mercure, dont le symbole chimique est Hg, fond à environ −38,83 °C. À une température ordinaire, par exemple autour de 20 °C, il demeure donc à l’état liquide. Son point d’ébullition se situe à environ 356,7 °C, ce qui lui permet de rester liquide sur une plage de températures suffisamment large pour de nombreuses applications scientifiques. Sa densité est également très élevée : elle atteint environ 13,5 grammes par centimètre cube à 20 °C. Le gallium et le césium sont parfois cités comme des métaux proches de cette particularité, mais leur point de fusion est supérieur à la température ambiante habituelle : ils sont généralement solides autour de 20 °C.
Un instrument de mesure pendant des siècles
La fluidité du mercure et la régularité de sa dilatation lorsqu’il est chauffé en ont fait un liquide de référence dans les instruments de mesure. Il a notamment été utilisé dans les thermomètres, où la hauteur de la colonne indiquait la température, ainsi que dans les baromètres et les manomètres, où son poids permettait de mesurer la pression. Sa forte densité rendait la colonne de liquide moins haute que celle qu’aurait exigée un liquide moins dense, ce qui facilitait la fabrication d’instruments relativement compacts. Le mercure a aussi été employé dans divers dispositifs électriques et industriels, mais ces usages ont progressivement reculé avec le développement de solutions de remplacement.
Une utilisation désormais très encadrée
La principale limite du mercure est sa toxicité. Le mercure métallique peut notamment présenter un risque lorsqu’il est inhalé sous forme de vapeur, tandis que certaines formes de mercure présentes dans l’environnement, comme le méthylmercure, peuvent s’accumuler dans les organismes aquatiques et la chaîne alimentaire. Une exposition importante ou prolongée peut affecter le système nerveux et les reins. Ces dangers ont conduit à limiter son emploi et à remplacer de nombreux thermomètres et instruments de mesure par des dispositifs électroniques ou d’autres technologies. Le mercure n’a donc pas perdu son intérêt scientifique, mais son utilisation, son transport et son élimination sont aujourd’hui soumis à des règles strictes afin de réduire les risques pour la santé et l’environnement.
