Quel est le rôle principal des stomates chez les plantes ?
La réponse
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Les stomates sont de minuscules pores présents dans l’épiderme des organes aériens des plantes, surtout sur les feuilles. Chez de nombreuses plantes terrestres, ils sont plus abondants sur la face inférieure des feuilles, où leur position limite souvent l’exposition directe au soleil et donc les pertes d’eau. Chaque pore est entouré de deux cellules de garde capables de modifier son ouverture. Le rôle principal des stomates est de réguler les échanges gazeux entre la plante et l’atmosphère, en conciliant l’entrée du dioxyde de carbone nécessaire à la photosynthèse avec la limitation des pertes d’eau.
Une porte d’entrée pour le dioxyde de carbone
Lorsque les stomates s’ouvrent, le dioxyde de carbone de l’air peut pénétrer dans les tissus internes de la feuille. Il est ensuite utilisé par les cellules chlorophylliennes pour produire de la matière organique lors de la photosynthèse. L’ouverture des stomates permet aussi à l’oxygène produit par la photosynthèse de diffuser vers l’extérieur. Toutefois, ces échanges ne sont pas sans coût pour la plante : le même pore laisse également s’échapper de la vapeur d’eau. Les stomates constituent donc une interface réglable entre les besoins de la photosynthèse et les contraintes liées à la déshydratation.
Des cellules de garde contrôlent leur ouverture
L’ouverture et la fermeture des stomates dépendent de l’état des cellules de garde qui les entourent. Ces cellules modifient leur pression interne en accumulant ou en libérant certains solutés, ce qui change leur forme et la largeur du pore. Chez beaucoup d’espèces, la lumière favorise l’ouverture, tandis qu’une forte concentration de dioxyde de carbone à l’intérieur de la feuille tend à provoquer sa fermeture. Lorsque la plante manque d’eau, des signaux chimiques, notamment l’acide abscissique, favorisent également la fermeture des stomates. Cette réaction réduit les pertes hydriques, mais elle limite en même temps l’entrée de dioxyde de carbone et peut donc ralentir la photosynthèse.
Un lien avec la transpiration et la température
La sortie de vapeur d’eau par les stomates constitue la transpiration. Celle-ci contribue au refroidissement des feuilles, car l’évaporation consomme de l’énergie, et elle participe au déplacement de l’eau depuis les racines vers les parties aériennes en entretenant une tension dans les vaisseaux conducteurs. La transpiration est donc utile au fonctionnement de la plante, mais elle doit rester contrôlée : une ouverture excessive par temps chaud et sec peut entraîner une perte d’eau importante. La fermeture des stomates protège alors la plante, au prix d’une réduction des échanges de dioxyde de carbone.
Une répartition adaptée aux milieux
Le nombre, la disposition et les caractéristiques des stomates varient selon les espèces et les conditions de vie. Les plantes adaptées à la sécheresse peuvent posséder des stomates enfoncés dans l’épiderme ou associés à d’autres dispositifs limitant les mouvements d’air, ce qui réduit la déshydratation. La position des stomates dépend aussi du milieu : les feuilles flottantes des plantes aquatiques en portent généralement sur leur face supérieure, tandis que les organes constamment immergés ont souvent peu de stomates, voire aucun stomate fonctionnel. Ces différences montrent que les stomates ne sont pas de simples ouvertures, mais des structures spécialisées qui ajustent en permanence les échanges gazeux, la photosynthèse et l’économie de l’eau.
