Quel est le rôle des satellites météorologiques dans la prévision du temps ?
La réponse
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Les satellites météorologiques offrent une observation de l’atmosphère à l’échelle de la planète, y compris au-dessus des océans et des régions où les stations au sol sont rares. Ils transmettent régulièrement des images et des mesures sur les nuages, la température de surface, la vapeur d’eau et l’évolution des masses d’air. Ces informations, disponibles rapidement, complètent les observations terrestres, maritimes et aériennes indispensables à la prévision du temps.
Surveiller les nuages et les masses d’air
Les instruments embarqués à bord des satellites observent la Terre dans différentes longueurs d’onde. Les capteurs visibles montrent la structure et l’étendue des nuages, tandis que les capteurs infrarouges fournissent des informations même la nuit et permettent notamment d’estimer la température du sommet des nuages. D’autres instruments mesurent la vapeur d’eau ou certaines caractéristiques de l’atmosphère et de la surface des océans. En comparant des observations successives, les météorologues peuvent suivre le déplacement des nuages et de certaines structures atmosphériques ; les mouvements déduits de ces images contribuent notamment à estimer les vents dans des zones peu couvertes par les instruments au sol.
Deux types d’orbites complémentaires
Les satellites géostationnaires restent au-dessus d’une même région apparente de la Terre, à l’altitude et dans les conditions qui leur permettent de suivre en continu une large partie du globe. Ils sont particulièrement utiles pour observer l’évolution rapide des orages, des systèmes nuageux et des cyclones tropicaux, avec des images répétées à intervalles rapprochés. Les satellites placés sur des orbites polaires, eux, survolent successivement différentes régions de la planète. Ils fournissent des observations détaillées et globales, notamment au-dessus des océans et des hautes latitudes. Les deux familles ne remplissent donc pas exactement la même fonction : l’une privilégie la continuité de la surveillance, l’autre une couverture mondiale et des mesures complémentaires.
Intégrer les données dans les modèles
Les images satellitaires ne constituent pas à elles seules une prévision complète. Après réception, les données sont contrôlées, interprétées et combinées avec celles des stations météorologiques, des radars, des bouées, des navires et des radiosondages. Elles sont ensuite assimilées dans des modèles numériques qui calculent l’évolution probable de l’atmosphère à partir des lois physiques. Les satellites sont particulièrement précieux pour renseigner l’état initial de l’atmosphère dans les régions mal observées. En améliorant cette description de départ, ils contribuent à affiner les prévisions à différentes échéances, de la surveillance immédiate d’un phénomène à la prévision des jours suivants.
Mieux anticiper les phénomènes dangereux
Le suivi continu par satellite permet de repérer la naissance ou le renforcement de systèmes météorologiques et d’en suivre la trajectoire. Les météorologues peuvent ainsi observer l’organisation d’une dépression, la progression d’un front, le développement de cellules orageuses ou l’évolution d’un ouragan. Ces observations alimentent les bulletins et les dispositifs d’alerte, même si elles doivent toujours être confrontées à d’autres mesures et aux résultats des modèles. Sans les satellites, les zones océaniques et les régions isolées seraient beaucoup moins documentées ; les analyses de la situation atmosphérique seraient donc plus incomplètes et les prévisions, en particulier à plus longue échéance, nettement moins précises.
