Quel est le principal gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique actuel, émis en grande quantité par les activités humaines ?
La réponse
En savoir plus
Le dioxyde de carbone, ou CO₂, est le principal gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique actuel du fait des activités humaines. Il est émis en très grande quantité lorsque les sociétés brûlent du charbon, du pétrole et du gaz naturel pour produire de l’électricité et de la chaleur, faire fonctionner les transports ou alimenter l’industrie. Son rôle tient à la fois à l’ampleur de ces émissions, à son accumulation dans l’atmosphère et à sa longue influence sur le climat.
Une hausse liée aux énergies fossiles
Les combustibles fossiles contiennent du carbone stocké durant des millions d’années. Leur combustion l’associe à l’oxygène et forme du CO₂, qui se diffuse ensuite dans l’atmosphère. Depuis le début de l’industrialisation, la concentration atmosphérique de ce gaz a fortement augmenté, passant d’environ 280 parties par million avant l’industrialisation à plus de 400 parties par million aujourd’hui. Les mesures instrumentales, les observations du climat et l’étude de la composition isotopique du carbone établissent que cette hausse provient principalement des activités humaines, notamment de l’utilisation des combustibles fossiles et de la déforestation.
Un gaz qui renforce l’effet de serre
Le CO₂ est naturellement présent dans l’atmosphère et participe à l’effet de serre, un phénomène indispensable au maintien d’une température compatible avec la vie. Le problème vient de l’augmentation rapide de sa concentration sous l’effet des émissions humaines. Les molécules de CO₂ absorbent une partie du rayonnement infrarouge émis par la surface terrestre, ce qui réduit la quantité de chaleur s’échappant vers l’espace et déséquilibre le système climatique. Le CO₂ ne reste pas intégralement dans l’atmosphère : les océans et les écosystèmes terrestres en absorbent une partie. Toutefois, ces puits naturels ne captent pas la totalité des émissions, et l’excédent contribue à l’élévation des températures ainsi qu’à l’acidification des océans.
Pourquoi son influence dure longtemps
Le CO₂ se distingue par la durée de ses effets. Une fraction du gaz ajouté à l’atmosphère est absorbée relativement rapidement par les océans et la végétation, mais une autre y demeure pendant des siècles, voire beaucoup plus longtemps. Il n’existe donc pas une durée de vie unique du CO₂ atmosphérique : son devenir dépend des échanges entre l’atmosphère, les océans, les sols et les roches. Cette persistance signifie que les émissions actuelles influencent le climat sur une longue période. Réduire rapidement les rejets est ainsi essentiel pour limiter l’ampleur du réchauffement, tandis que l’arrêt des émissions nettes de CO₂ est nécessaire pour stabiliser durablement la température mondiale.
Des émissions provenant de plusieurs secteurs
La production d’énergie constitue une source majeure d’émissions de CO₂, en particulier lorsque l’électricité et la chaleur sont produites à partir de charbon, de pétrole ou de gaz. Les transports, l’industrie et les bâtiments contribuent également à ces rejets par la combustion de carburants et de combustibles. Certaines activités industrielles, comme la fabrication du ciment, émettent en outre du CO₂ lors de réactions chimiques propres aux procédés de production. La déforestation et la dégradation des écosystèmes libèrent aussi du carbone stocké dans la végétation et les sols, tout en réduisant la capacité de ces milieux à absorber le gaz. La limitation du réchauffement repose donc d’abord sur la diminution des émissions, notamment par la sobriété et l’efficacité énergétiques, le remplacement progressif des énergies fossiles et la protection des puits naturels de carbone.
