Quel est le premier smartphone grand public considéré comme tel ?
La réponse
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En 1994, l’IBM Simon Personal Communicator a inauguré une nouvelle catégorie d’appareils en réunissant, dans un même terminal, les fonctions d’un téléphone portable et celles d’un assistant personnel. Il est généralement considéré comme le premier smartphone grand public. Commercialisé aux États-Unis par IBM en partenariat avec BellSouth, il proposait déjà plusieurs fonctions qui caractérisent les smartphones modernes, notamment un écran tactile et l’accès à des outils de communication et d’organisation.
Un téléphone associé à un assistant personnel
Le Simon ne se limitait pas aux appels téléphoniques. Il permettait également d’utiliser un carnet d’adresses, un calendrier, une calculatrice et des fonctions de prise de notes. Il pouvait aussi envoyer et recevoir des télécopies et prendre en charge le courrier électronique. Cette combinaison était particulièrement novatrice : jusque-là, les téléphones mobiles servaient principalement à communiquer par la voix, tandis que les assistants personnels étaient conçus pour gérer des informations et des tâches quotidiennes. Le Simon réunissait ces deux usages dans un seul appareil.
L’écran tactile au centre de l’expérience
L’appareil disposait d’un écran tactile que l’utilisateur pouvait manipuler avec un stylet. Cette interface permettait d’accéder directement aux différentes fonctions du terminal et renforçait son caractère polyvalent. À une époque où les téléphones mobiles étaient encore dominés par les touches physiques et où les appareils connectés restaient spécialisés, la présence d’un écran tactile constituait une différence majeure. Le Simon posait ainsi les bases d’une interaction devenue courante sur les smartphones actuels, même si sa technologie et son confort d’utilisation étaient très éloignés de ceux des appareils contemporains.
Une commercialisation américaine
Le Simon Personal Communicator a été commercialisé aux États-Unis par IBM avec BellSouth. Son positionnement visait notamment les utilisateurs professionnels qui pouvaient tirer parti de ses fonctions de communication, de fax et d’organisation personnelle lors de leurs déplacements. Il ne s’agissait donc pas encore d’un produit destiné à l’ensemble de la population au sens actuel du terme. Toutefois, sa mise en vente a rendu accessible au public un appareil réunissant téléphone, assistant personnel, télécopieur et écran tactile, ce qui explique sa place particulière dans l’histoire des technologies mobiles.
Les bases du smartphone moderne
L’IBM Simon n’a pas connu la diffusion massive des smartphones apparus des années plus tard, mais son intérêt historique tient à la convergence de plusieurs fonctions dans un même produit. Il ne constitue pas seulement un téléphone doté d’options supplémentaires : il associe communication, gestion d’informations et interface tactile. C’est cette conception multifonctionnelle qui lui vaut d’être généralement présenté comme le premier smartphone grand public. Les smartphones modernes ont ensuite considérablement amélioré la miniaturisation, l’autonomie, la connectivité et les logiciels, mais le Simon avait déjà formulé l’idée centrale d’un appareil mobile polyvalent.
