Histoire de l'aviation

Quel est le premier avion à réaction utilisé dans le transport commercial ?

La réponse

Le premier avion à réaction utilisé dans le transport commercial est le de Havilland Comet, introduit en 1952. Cet avion britannique a marqué le début de l'ère des avions de ligne à réaction, offrant des vols plus rapides et plus confortables. Cependant, des problèmes structurels ont entraîné des accidents, ce qui a permis à d'autres modèles comme le Boeing 707 de dominer le marché.

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Le de Havilland Comet est le premier avion à réaction utilisé dans le transport commercial. Conçu au Royaume-Uni par la de Havilland Aircraft Company, il entre en service régulier en 1952 et transforme la perception du voyage aérien. Plus rapide et plus silencieux que les avions de ligne à hélices alors courants, il inaugure l’ère des vols commerciaux à réaction, même si des accidents dramatiques vont rapidement révéler les limites de sa conception initiale.

Une entrée en service novatrice

Le Comet est exploité pour la première fois par la compagnie britannique BOAC, ancêtre de British Airways, en mai 1952. Son entrée en service constitue une avancée importante : l’appareil vole plus haut et plus vite que la plupart des avions de transport de l’époque, ce qui réduit la durée des liaisons internationales. Sa cabine pressurisée améliore également le confort des passagers en maintenant une atmosphère adaptée aux vols à haute altitude. Le Comet ne se contente donc pas d’employer une nouvelle motorisation : il propose une expérience de voyage qui préfigure celle des avions de ligne modernes.

Des choix techniques audacieux

Le Comet 1 est équipé de quatre turboréacteurs de Havilland Ghost intégrés dans les ailes. Cette disposition contribue à son aérodynamisme et à ses performances, tandis que sa silhouette relativement fine le distingue des appareils à hélices. La pressurisation de la cabine, indispensable pour voler à haute altitude, impose toutefois des contraintes répétées à la structure du fuselage. À l’époque, l’industrie aéronautique ne maîtrise pas encore complètement les effets de la fatigue des matériaux provoquée par l’alternance des cycles de pressurisation et de dépressurisation.

Les accidents et la découverte d’une faiblesse structurelle

Après des débuts prometteurs, plusieurs accidents frappent le programme en 1953 et 1954. Deux accidents particulièrement graves, ceux des vols BOAC 781 et South African Airways 201 en janvier et avril 1954, entraînent la désintégration des appareils en vol. Les enquêtes mettent en évidence des phénomènes de fatigue du métal liés aux cycles de pressurisation. Les angles des ouvertures, notamment autour des hublots de forme carrée et d’autres ouvertures du fuselage, concentrent les contraintes. Les Comet sont alors temporairement retirés du service, et leur conception fait l’objet d’importantes révisions.

Un pionnier dépassé par la concurrence

Les difficultés du Comet n’effacent pas son rôle de précurseur, mais elles permettent à ses concurrents d’arriver sur un marché désormais convaincu de l’intérêt des avions à réaction. La version améliorée Comet 4 entre en service en 1958, mais le Boeing 707, également mis en service commercial cette année-là, ainsi que le Douglas DC-8, disposent d’une capacité et d’une autonomie adaptées aux grandes liaisons internationales. Ces appareils américains s’imposent progressivement auprès des compagnies aériennes. Le de Havilland Comet reste néanmoins le premier avion de ligne à réaction exploité commercialement et celui qui a ouvert la voie à la généralisation de cette technologie.

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