Océans et mers

Quel est le point le plus profond des océans ?

La réponse

Le point le plus profond des océans est la fosse des Mariannes, située dans l'océan Pacifique. Son point le plus bas, appelé Challenger Deep, atteint une profondeur d'environ 11 034 mètres. Cette fosse a été explorée pour la première fois en 1960 par le bathyscaphe Trieste.

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La fosse des Mariannes, dans l’ouest de l’océan Pacifique, abrite le point le plus profond connu des océans. Son secteur le plus bas est appelé Challenger Deep, ou « profondeur Challenger ». Il atteint environ 11 034 mètres sous la surface de la mer, soit une profondeur supérieure à celle de l’Everest mesurée depuis le niveau marin. Ce record se situe dans une dépression longue et étroite du plancher océanique, à l’est de l’archipel des Mariannes.

Une fosse formée par la subduction

La fosse des Mariannes s’est formée par un phénomène de subduction : la plaque tectonique du Pacifique s’enfonce sous la plaque de la mer des Philippines. Cette plongée progressive vers le manteau terrestre déforme le fond de l’océan et crée une zone très profonde. Elle s’inscrit dans une région géologiquement active, marquée par des séismes et par la présence d’un arc volcanique associé aux îles Mariannes. La fosse n’est donc pas un simple trou isolé, mais l’expression visible d’un mouvement majeur des plaques tectoniques.

Le Challenger Deep, un milieu extrême

Le Challenger Deep est le point le plus bas de la fosse. À plus de 11 kilomètres de profondeur, il se trouve dans l’obscurité totale, car la lumière solaire ne pénètre pas jusque-là. La pression y est considérable : elle dépasse environ un millier de fois la pression atmosphérique mesurée à la surface. La température de l’eau y est très basse et les conditions imposent des contraintes exceptionnelles aux instruments comme aux véhicules d’exploration. Les chiffres de profondeur peuvent légèrement varier selon les méthodes de mesure, mais la valeur de référence est d’environ 11 034 mètres.

La première descente en 1960

Le Challenger Deep a été exploré pour la première fois le 23 janvier 1960 par le bathyscaphe Trieste. Le Suisse Jacques Piccard et l’Américain Don Walsh se trouvaient à bord de cet engin conçu pour résister à la pression des grandes profondeurs. Leur plongée a démontré qu’il était possible d’atteindre le fond de la fosse avec un véhicule habité. Depuis, d’autres missions, menées avec des submersibles habités ou des engins robotisés, ont permis d’améliorer les relevés et de mieux étudier les sédiments et les organismes présents dans cet environnement.

Une vie présente malgré l’absence de lumière

L’extrême profondeur n’empêche pas toute forme de vie. Des organismes adaptés à la pression et à l’obscurité y subsistent, notamment des micro-organismes et des invertébrés. Ils dépendent en grande partie de la matière organique qui descend lentement depuis les eaux supérieures, souvent appelée « neige marine ». L’étude de ces communautés aide les chercheurs à comprendre comment la vie s’adapte à des conditions extrêmes. Malgré les progrès des technologies sous-marines, le Challenger Deep reste difficile d’accès et demeure l’un des milieux naturels les moins directement observés de la planète.

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