Quel est le plus grand volcan du monde en termes de volume ?
La réponse
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Le plus grand volcan connu au monde en termes de volume n’est pas le Mauna Loa, mais le Pūhāhonu, un immense volcan bouclier sous-marin de l’archipel hawaïen. La majeure partie de cet édifice se trouve sous la surface de l’océan Pacifique, ce qui le rend beaucoup moins visible que les grands volcans des îles Hawaii. Les estimations géologiques lui attribuent un volume d’environ 148 000 km³, soit près du double de celui du Mauna Loa.
Un géant presque entièrement immergé
Le Pūhāhonu appartient à la longue chaîne volcanique hawaïenne, dont de nombreux édifices sont aujourd’hui submergés. Sa taille réelle ne peut donc pas être évaluée simplement en observant la partie émergée d’un relief. Pour déterminer son volume, les scientifiques prennent en compte l’ensemble de l’édifice volcanique, depuis sa base sur le plancher océanique jusqu’à son sommet. Cette particularité explique pourquoi le Pūhāhonu est moins connu du grand public que les volcans visibles des îles Hawaii, tout en les dépassant largement par la masse de roches accumulée.
La forme caractéristique d’un volcan bouclier
Comme le Mauna Loa, le Pūhāhonu est un volcan bouclier. Ce type de volcan se forme principalement par l’empilement de coulées de lave basaltique relativement fluide, capables de s’étendre sur de grandes distances avant de se solidifier. Il en résulte un édifice très large, aux pentes généralement douces, plutôt qu’un cône fortement escarpé. Cette morphologie favorise l’accumulation d’un volume considérable de roches au fil de l’activité volcanique. Dans le cas du Pūhāhonu, l’essentiel de cette structure est caché sous l’océan.
Un record différent de celui du Mauna Loa
Le Mauna Loa conserve néanmoins un record important : il reste le plus grand volcan actif émergé. Situé sur l’île d’Hawaii, il constitue lui aussi un vaste volcan bouclier, dont les pentes plongent en partie sous la mer. Sa notoriété tient notamment à son activité éruptive et à la taille exceptionnelle de l’édifice visible depuis l’île. Toutefois, lorsque le critère retenu est le volume total du volcan, le Pūhāhonu le dépasse nettement. Les deux volcans illustrent ainsi la différence entre un record fondé sur la partie émergée et un classement prenant en compte toute la masse volcanique.
Une estimation fondée sur les données sous-marines
Évaluer le volume d’un volcan sous-marin est une opération plus complexe que mesurer la hauteur d’un sommet émergé. Les chercheurs doivent cartographier les fonds océaniques et reconstituer les limites de l’édifice afin d’estimer la quantité de matériaux volcaniques accumulés. Le chiffre de 148 000 km³ est donc une estimation scientifique, et non une mesure directe comparable à celle d’un objet isolé. Il suffit néanmoins à établir la position du Pūhāhonu comme le plus grand volcan connu au monde par son volume, tandis que le Mauna Loa demeure la référence pour les grands volcans actifs émergés.
