Conseils de cuisine

Quel est le plus ancien recueil de recettes culinaires connu ?

La réponse

Les plus anciennes recettes connues figurent sur des tablettes babyloniennes rédigées en Mésopotamie vers 1750 avant J.-C. De re coquinaria est un recueil romain beaucoup plus tardif, compilé vers la fin de l’Antiquité et attribué à la tradition d’Apicius, plutôt qu’écrit directement par lui au Ier siècle.

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Les plus anciennes recettes culinaires connues ne viennent pas de la Rome antique, mais de la Mésopotamie. Elles sont inscrites sur des tablettes d’argile babyloniennes rédigées vers 1750 avant J.-C., soit plus d’un millénaire avant les textes culinaires romains. Ces documents montrent que, dès l’Antiquité, certains savoir-faire de cuisine étaient consignés par écrit, même si leur présentation diffère fortement de celle d’un livre de recettes moderne.

Les tablettes babyloniennes

Les recettes sont gravées en écriture cunéiforme sur des tablettes datant de la période babylonienne. Elles décrivent principalement des préparations liquides ou mijotées, notamment des bouillons et des ragoûts, auxquels peuvent être ajoutés de la viande, des céréales, des légumes, des herbes et diverses matières grasses. Les instructions indiquent l’ordre général des opérations : préparer les ingrédients, les faire cuire, puis les assaisonner. Le texte reste souvent très concis et suppose que la personne qui le lit connaît déjà les gestes et les produits employés.

Un témoignage sur la cuisine mésopotamienne

Ces tablettes ne constituent pas seulement une liste de plats anciens. Elles renseignent sur les ingrédients disponibles et sur les goûts recherchés dans les milieux qui avaient accès à l’écriture. Les assaisonnements jouent un rôle important dans les préparations, tout comme les techniques de cuisson lente et de réduction des liquides. L’absence fréquente de quantités précises rappelle que ces textes servaient probablement à transmettre un savoir pratique à des cuisiniers déjà formés plutôt qu’à guider un débutant étape par étape.

Pourquoi elles précèdent Apicius

Le recueil romain De re coquinaria est beaucoup plus récent. Il appartient à la tradition associée à Apicius, personnage romain du Ier siècle, mais le texte conservé a été compilé plus tard, vers la fin de l’Antiquité. Il ne peut donc pas être considéré comme le plus ancien recueil de recettes connu. Son importance est néanmoins réelle : il constitue l’un des principaux témoignages écrits sur la cuisine romaine et a été transmis par des copies médiévales, ce qui explique qu’il soit davantage connu du grand public que les tablettes mésopotamiennes.

Des textes éloignés du livre de cuisine moderne

Les tablettes babyloniennes et De re coquinaria appartiennent à des contextes très différents. Les premières sont des documents administratifs ou savants extrêmement anciens, rédigés dans une société où la transmission écrite concernait surtout certains spécialistes. Le texte romain, lui, forme un ensemble plus développé de préparations, mais il reste également éloigné d’un manuel contemporain : les proportions, les temps de cuisson et les étapes détaillées y sont souvent incomplets. La priorité historique revient donc aux tablettes babyloniennes, tandis qu’Apicius représente une étape bien plus tardive de l’histoire des recettes écrites.

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