Quel est le nom du traité qui a mis fin à la Première Guerre mondiale en 1919 ?
La réponse
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Le traité de Versailles est le traité de paix signé le 28 juin 1919 dans la Galerie des Glaces du château de Versailles entre l’Allemagne et les puissances alliées et associées. Il constitue le principal règlement de paix conclu après la Première Guerre mondiale et explique que ce conflit soit couramment associé à cette appellation. L’armistice du 11 novembre 1918 avait interrompu les combats, mais le traité de Versailles fixa ensuite les conditions politiques, territoriales, militaires et financières de la paix avec l’Allemagne.
Un traité négocié à Paris
Le nom officiel du document est « Traité de paix entre les Puissances alliées et associées et l’Allemagne ». Il fut négocié dans le cadre de la Conférence de la paix de Paris, ouverte en janvier 1919, puis signé à Versailles. Il ne faut pas le confondre avec les autres traités conclus avec les États vaincus. Le traité de Saint-Germain-en-Laye régla la paix avec l’Autriche, celui de Neuilly-sur-Seine avec la Bulgarie, celui de Trianon avec la Hongrie et le traité de Sèvres avec l’Empire ottoman. Ces accords furent signés dans des lieux différents : seul le traité concernant l’Allemagne fut signé à Versailles.
Des conditions territoriales et militaires sévères
Le traité modifia profondément la situation de l’Allemagne. L’Alsace-Lorraine fut rendue à la France, tandis que d’autres territoires furent attribués notamment à la Belgique, au Danemark et à la Pologne. Le bassin de la Sarre fut placé pour quinze ans sous l’administration de la Société des Nations, avec un plébiscite prévu à l’issue de cette période. L’Allemagne perdit également ses colonies, qui furent placées sous le régime des mandats confiés à des puissances victorieuses. Sur le plan militaire, son armée fut limitée à 100 000 hommes et la conscription fut interdite. La possession de chars, de sous-marins et d’une aviation militaire lui fut également interdite, tandis que la Rhénanie devait rester démilitarisée.
La question des réparations
L’article 231 est souvent appelé, de manière simplifiée, la « clause de culpabilité de la guerre ». Son contenu ne déclarait toutefois pas que l’Allemagne portait à elle seule une responsabilité morale exclusive : il attribuait à l’Allemagne et à ses alliés la responsabilité des pertes et des dommages subis par les gouvernements et les ressortissants alliés du fait de la guerre. Cet article servit de fondement juridique aux demandes de réparations, mais le traité lui-même ne fixa pas le montant total de celles-ci. En 1921, la Commission des réparations arrêta ce montant à 132 milliards de marks-or. Les clauses territoriales, militaires et financières suscitèrent en Allemagne un profond ressentiment et alimentèrent les controverses sur la solidité de la paix établie en 1919.
Un règlement de paix contesté
Le traité contenait aussi le Pacte de la Société des Nations, organisation destinée à favoriser la coopération internationale et le règlement des différends. Les États-Unis ne ratifièrent cependant pas le traité : le Sénat américain s’y opposa, et le pays ne participa donc pas à la Société des Nations. Le Britannique John Maynard Keynes, qui avait participé aux travaux comme conseiller du Trésor, démissionna en 1919 et critiqua les conditions économiques du règlement dans son ouvrage Les Conséquences économiques de la paix. Enfin, les bouleversements territoriaux de l’après-guerre, notamment la disparition de plusieurs empires et la création ou la reconstitution de nouveaux États, résultèrent de l’ensemble des traités de paix, et non du seul traité de Versailles, principalement consacré au règlement de la paix avec l’Allemagne.
