Quel est le nom de la sonde spatiale qui a quitté le système solaire en 2012, devenant le premier objet humain à atteindre l'espace interstellaire ?
La réponse
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Voyager 1 est la première sonde spatiale à avoir atteint l’espace interstellaire. Lancée par la NASA en septembre 1977, elle a d’abord exploré les planètes géantes du système solaire avant de poursuivre sa route vers l’extérieur. En 2012, après plus de trente-cinq ans de voyage, elle a franchi l’héliopause, la limite de l’héliosphère, devenant le premier engin humain à pénétrer dans le milieu interstellaire.
Une frontière détectée par les instruments
Le franchissement de l’héliopause a été daté du 25 août 2012. Cette frontière n’est pas une paroi matérielle, mais une région où l’influence du vent solaire s’affaiblit fortement face au milieu interstellaire. Les chercheurs ont identifié ce changement grâce à plusieurs indices, notamment la diminution des particules d’origine solaire et l’augmentation des rayons cosmiques provenant de l’extérieur de l’héliosphère. Les données recueillies par Voyager 1 ont ensuite été analysées pour confirmer son entrée dans l’espace interstellaire. L’expression « quitter le système solaire » est couramment employée, même si, au sens strict, la sonde reste encore très loin de la limite gravitationnelle du Système solaire, souvent associée au nuage d’Oort.
Une mission d’abord consacrée aux planètes géantes
Voyager 1 avait été conçue pour étudier principalement Jupiter et Saturne. Elle a survolé Jupiter en 1979, puis Saturne en 1980, en utilisant l’assistance gravitationnelle de ces planètes pour modifier sa trajectoire et gagner de la vitesse par rapport au Soleil. La sonde a notamment contribué à l’observation détaillée de l’atmosphère de Jupiter, de ses lunes et des anneaux de Saturne. Après son passage près de Saturne, sa trajectoire l’a conduite vers les régions extérieures de l’héliosphère, tandis que Voyager 2 poursuivait un parcours différent.
Des données sur le milieu interstellaire
Les instruments scientifiques de Voyager 1 ont permis d’étudier les particules chargées, les rayons cosmiques, les champs magnétiques et les ondes de plasma au-delà de l’héliopause. Ces observations ont apporté des informations directes sur une région de l’espace jamais explorée auparavant par un engin humain. La sonde est alimentée par des générateurs thermoélectriques à radio-isotopes utilisant du plutonium-238. Leur puissance diminue progressivement, ce qui oblige les responsables de la mission à mettre certains équipements hors tension au fil du temps. Les caméras, qui avaient servi à photographier les planètes et leurs satellites, ont été arrêtées après la fin de la mission d’imagerie.
Le disque d’or de Voyager
Voyager 1 transporte aussi le Voyager Golden Record, un disque conçu comme un témoignage de la diversité de la Terre. Il contient des sons naturels, des extraits musicaux, des images et des salutations prononcées dans 55 langues. Une notice gravée sur son boîtier fournit également des indications destinées à expliquer l’origine du disque et la manière d’en lire le contenu. Ce message symbolique n’est pas une transmission active : il accompagne simplement la sonde dans son voyage. Voyager 1 ne se dirige pas vers une étoile précise, mais elle poursuivra sa trajectoire dans l’espace interstellaire pendant une durée qui dépasse largement l’échelle d’une vie humaine.
