Environnement

Quel est le mammifère marin le plus menacé au monde en 2024 ?

La réponse

Le vaquita, un petit marsouin vivant dans le golfe de Californie, est généralement considéré comme le mammifère marin le plus menacé au monde. Il ne resterait que quelques individus, menacés principalement par les filets maillants utilisés pour pêcher illégalement le totoaba.

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Le vaquita, ou marsouin du golfe de Californie, est généralement considéré comme le mammifère marin le plus menacé au monde en 2024. Ce petit cétacé ne vit que dans une zone limitée du golfe de Californie, au Mexique. Sa population ne compterait plus que quelques individus, ce qui place l’espèce au bord de l’extinction. Son déclin est principalement lié à une menace indirecte : les filets maillants utilisés pour capturer illégalement un autre animal, le totoaba.

Un marsouin endémique du Mexique

Le vaquita appartient à la famille des marsouins et se distingue notamment par les marques sombres qui entourent ses yeux et sa bouche. À la différence d’espèces de cétacés plus largement réparties, il n’est présent nulle part ailleurs que dans les eaux du nord du golfe de Californie. Cette aire de répartition très restreinte rend l’espèce particulièrement vulnérable : lorsqu’une menace apparaît dans cette zone, il n’existe pas d’autre population capable de soutenir naturellement ses effectifs. La raréfaction du vaquita s’est accélérée au fil des dernières décennies, jusqu’à ne laisser subsister qu’un nombre très réduit d’animaux.

Les filets maillants, une menace mortelle

Le vaquita n’est pas recherché directement par les pêcheurs. Il est victime de prises accidentelles dans des filets maillants, des engins constitués de nappes de filets qui piègent les poissons par les branchies ou le corps. Lorsqu’un vaquita s’y empêtre, il peut être incapable de remonter à la surface pour respirer et se noie. Le problème est particulièrement grave dans le cas des filets posés illégalement pour capturer le totoaba, un grand poisson du golfe de Californie. La vessie natatoire de ce poisson est très recherchée sur certains marchés, notamment en Chine, ce qui entretient un commerce clandestin malgré les interdictions.

Une protection difficile à faire respecter

Des mesures de protection ont été instaurées dans l’habitat du vaquita, avec des restrictions visant notamment les filets maillants. Des opérations de surveillance et de retrait des filets sont également menées pour réduire le risque d’empêtrement. Ces actions restent toutefois difficiles à maintenir dans une zone où la pêche illégale du totoaba continue. La protection du marsouin dépend donc à la fois du contrôle effectif de ses eaux et de la lutte contre le trafic de vessies natatoires. Tant que les filets responsables de ces captures resteront présents, même une population de quelques individus demeurera exposée à une disparition rapide.

Le symbole d’une crise de conservation

La situation du vaquita illustre les difficultés rencontrées lorsqu’une espèce très localisée est prise dans une activité économique illégale. Sa survie ne repose pas seulement sur l’observation scientifique ou la création d’une zone protégée : elle exige surtout la suppression des filets maillants dangereux et l’application durable des règles de pêche. Le cas du vaquita rappelle aussi qu’une espèce peut décliner jusqu’à un niveau critique avant que les mesures de conservation ne produisent des résultats suffisants. En 2024, ce marsouin reste ainsi l’un des exemples les plus alarmants de l’effondrement d’une population animale, avec seulement quelques représentants encore présents dans le golfe de Californie.

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