Plus hautes montagnes du monde

Quel est le deuxième plus haut sommet du monde après l'Everest ?

La réponse

Le deuxième plus haut sommet du monde est le K2, qui culmine à 8 611 mètres d'altitude. Contrairement à l'Everest, le K2 est réputé pour être beaucoup plus difficile à gravir en raison de ses conditions extrêmes et de son relief très technique, ce qui lui vaut le surnom de Montagne sauvage.

En savoir plus

Le K2 est le deuxième plus haut sommet du monde après l’Everest. Il atteint 8 611 mètres d’altitude et se trouve dans le Karakoram, à la frontière entre le Pakistan et la Chine. Sa silhouette imposante et son environnement particulièrement hostile lui ont valu le surnom de « montagne sauvage ». Plus qu’une simple différence d’altitude avec l’Everest, c’est surtout la nature de son relief et la difficulté de ses ascensions qui distinguent le K2 des autres très hauts sommets de la planète.

Une montagne du Karakoram

Le K2 appartient au massif du Karakoram, une chaîne montagneuse située à la jonction de plusieurs régions d’Asie. Son sommet s’élève dans un environnement marqué par de fortes pentes, des glaciers et une météo très changeante. À cette altitude, l’air raréfié réduit fortement les capacités physiques, tandis que le froid, le vent et les chutes de neige compliquent les déplacements et l’installation de camps. La montagne est également plus isolée et moins fréquentée que l’Everest, ce qui limite les possibilités d’assistance en cas de problème.

Un itinéraire particulièrement technique

La réputation du K2 tient surtout à la combinaison de sa pente, de son altitude et de la complexité de ses voies d’ascension. Les alpinistes doivent progresser sur des terrains mixtes de rocher, de neige et de glace, franchir des passages très raides et composer avec le risque d’avalanches ou de chutes de séracs. La « Bottleneck », située sur la voie des Abruzzes, est l’un des secteurs les plus célèbres et les plus exposés : elle se trouve sous d’imposantes formations de glace susceptibles de se rompre. Ces difficultés techniques, auxquelles s’ajoutent des fenêtres météorologiques parfois brèves, expliquent pourquoi le K2 est généralement considéré comme plus difficile à gravir que l’Everest.

La première ascension en 1954

Alors que la première ascension de l’Everest a été réalisée en 1953, le K2 n’a été atteint pour la première fois qu’en 1954. Une expédition italienne dirigée par Ardito Desio a alors conduit Achille Compagnoni et Lino Lacedelli au sommet, par la voie des Abruzzes. Cette réussite a marqué une étape majeure de l’histoire de l’alpinisme, mais elle n’a pas fait disparaître les dangers propres à la montagne. Le K2 demeure un sommet d’altitude exceptionnel, dont l’ascension exige à la fois une préparation physique, une solide expérience de la haute montagne et une maîtrise des techniques de progression sur glace et sur rocher.

CultureG.org