Quel est l’un des plus anciens arbres connus par les fossiles ?
La réponse
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Wattieza, un arbre aujourd’hui disparu, vivait au Dévonien moyen, il y a environ 385 millions d’années. Il est généralement considéré comme l’un des plus anciens arbres connus grâce aux fossiles. Son existence montre que les végétaux avaient déjà développé une organisation arborescente bien avant l’apparition des forêts modernes et des plantes à fleurs.
Wattieza, un arbre très ancien
Wattieza appartenait aux cladoxylopsides, un groupe éteint de plantes vasculaires qui a vécu au Dévonien. Les fossiles de ses troncs et de ses parties ramifiées permettent de reconstituer une plante dotée d’une structure comparable, par son port, à celle d’un arbre. Comme les autres végétaux dévoniens, Wattieza ne ressemblait cependant pas aux arbres actuels : il ne possédait ni fleurs ni fruits, et son organisation ainsi que son mode de reproduction relevaient de lignées végétales aujourd’hui disparues.
Une apparition progressive des arbres
L’histoire des premiers arbres ne correspond pas à l’apparition soudaine d’une espèce unique qui aurait immédiatement ressemblé aux arbres modernes. Au Dévonien, plusieurs groupes de plantes ont acquis séparément un tronc, des ramifications et une croissance en hauteur. C’est pourquoi Wattieza est décrit comme l’un des plus anciens arbres connus plutôt que comme le premier arbre incontestable de toute l’histoire. Le registre fossile reste en outre incomplet : les tissus végétaux ne se conservent pas tous de la même manière, et les paléobotanistes doivent souvent rapprocher des fossiles de troncs, de branches ou de feuilles pour identifier une plante.
Archaeopteris, une étape ultérieure majeure
Archaeopteris est apparu plus tard au Dévonien. Il figure parmi les premiers arbres à avoir possédé un véritable système racinaire et à avoir formé de grandes forêts. Il appartenait aux progymnospermes, un groupe éteint proche de la lignée qui conduira aux plantes à graines, mais il ne faut pas le présenter comme un hybride entre une fougère et un conifère. Archaeopteris se reproduisait par spores et n’était pas un conifère ; ses caractéristiques combinaient plutôt certains traits des plantes dépourvues de graines et une architecture ligneuse annonçant l’évolution ultérieure des plantes à graines.
Les transformations des paysages terrestres
Le développement d’arbres comme Wattieza, puis l’expansion de formes telles qu’Archaeopteris, a modifié en profondeur les milieux terrestres. Des végétaux plus hauts pouvaient former des couverts importants, tandis que des systèmes racinaires plus développés contribuaient à l’évolution des sols. Archaeopteris est particulièrement important pour comprendre la constitution des premières grandes forêts. Les fossiles de ces plantes donnent ainsi accès à une période où les écosystèmes terrestres prenaient une nouvelle dimension, plusieurs centaines de millions d’années avant les forêts dominées par les arbres actuels.
