Animaux du monde

Quel est l'animal le plus résistant à la déshydratation au monde ?

La réponse

Le tardigrade, ou ourson d'eau, est considéré comme l'animal le plus résistant à la déshydratation, capable de survivre pendant des décennies sans eau. Ce micro-organisme microscopique peut aussi résister à des températures extrêmes, des radiations et même au vide spatial. On le trouve dans divers milieux, des montagnes aux fonds océaniques.

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Le tardigrade, souvent appelé ourson d’eau en raison de sa silhouette observée au microscope, est considéré comme l’animal le plus résistant à la déshydratation. Ce minuscule animal peut survivre pendant des décennies sans eau en mettant temporairement son organisme au repos. Cette aptitude exceptionnelle ne signifie pas qu’il reste actif dans un milieu totalement sec : elle repose sur une forme particulière de survie, qui lui permet de reprendre son fonctionnement lorsque les conditions redeviennent favorables.

L’anhydrobiose, une mise en sommeil extrême

Pour résister au manque d’eau, de nombreuses espèces de tardigrades entrent dans un état de cryptobiose appelé anhydrobiose. Leur corps se contracte alors et adopte une forme compacte, souvent désignée sous le nom de tun. L’activité métabolique devient extrêmement faible et les réactions biologiques sont fortement suspendues, ce qui limite les dommages provoqués par la déshydratation. Lorsque l’eau revient, le tardigrade peut se réhydrater et reprendre progressivement ses fonctions vitales. La durée de cette survie dépend notamment de l’espèce et des conditions, mais certains tardigrades peuvent rester ainsi privés d’eau pendant plusieurs décennies.

Une résistance qui dépasse la sécheresse

La déshydratation n’est pas la seule épreuve à laquelle les tardigrades peuvent résister. Sous leur forme de survie, ils sont également capables de supporter des températures très élevées ou très basses, certaines radiations et, dans des conditions expérimentales, l’exposition au vide spatial. Ces capacités sont liées à leur aptitude à protéger leurs cellules lorsque leur métabolisme est presque arrêté. Elles ne font toutefois pas des tardigrades des animaux invulnérables : la résistance varie selon les espèces, l’état physiologique de l’animal, la durée de l’exposition et les conditions précises de l’expérience.

Des milieux très variés

Les tardigrades sont présents dans de nombreux environnements, des montagnes aux fonds océaniques. On peut en rencontrer dans des milieux terrestres, d’eau douce ou marins, ce qui explique leur répartition très large à la surface du globe. Leur petite taille et leur capacité à entrer en cryptobiose leur permettent de supporter des périodes défavorables, puis de redevenir actifs lorsque l’humidité et les autres conditions nécessaires sont réunies. Les recherches consacrées à ces animaux cherchent notamment à comprendre comment leurs cellules résistent à la perte d’eau et aux autres stress extrêmes. Le tardigrade doit donc sa réputation de champion de la déshydratation non à une vie permanente sans eau, mais à une remarquable capacité de suspension et de reprise de ses fonctions biologiques.

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