Grandes civilisations

Quel empire a construit la ville de Persépolis ?

La réponse

La ville de Persépolis a été construite par l'empereur achéménide Darius Ier vers 518 av. J.-C. en Perse (actuel Iran). Elle servait de capitale cérémonielle et politique pour l'empire, accueillant des palais, des salles d'audience et des bas-reliefs magnifiques. La ville a été détruite par Alexandre le Grand en 330 av. J.-C., marquant la fin de l'indépendance perse.

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Persépolis est l’un des plus importants ensembles monumentaux du monde antique. Située dans la région du Fars, au sud de l’actuel Iran, la ville fut fondée par Darius Ier, souverain de l’Empire achéménide, dont le règne s’étendit de 522 à 486 av. J.-C. Les travaux commencèrent vers 518 av. J.-C. Persépolis devint une capitale cérémonielle et politique de cet empire, qui dominait alors un vaste territoire allant notamment de l’Égypte à l’Asie centrale et à la vallée de l’Indus.

Une fondation de l’Empire achéménide

L’Empire achéménide, également appelé Empire perse achéménide, fut fondé au VIe siècle av. J.-C. par Cyrus le Grand. Darius Ier en assura ensuite la consolidation et entreprit la construction de Persépolis. La ville ne remplaça pas toutes les autres résidences royales de l’empire : Suse, Babylone et Pasargades conservèrent également un rôle important. Persépolis occupait cependant une place particulière dans la représentation du pouvoir royal. Son immense terrasse, ses palais et ses salles d’audience formaient un décor destiné aux grandes cérémonies et à l’affirmation de l’autorité du souverain. Le chantier fut poursuivi et agrandi par les successeurs de Darius, notamment Xerxès Ier et Artaxerxès Ier.

Une architecture conçue pour célébrer le pouvoir

Les vestiges de Persépolis témoignent d’un programme architectural exceptionnel. La ville était organisée autour d’une vaste terrasse artificielle, accessible par un escalier monumental. Elle comprenait plusieurs palais, des bâtiments administratifs et de grandes salles destinées aux audiences. L’Apadana, commencée sous Darius Ier et achevée sous Xerxès Ier, était une imposante salle de réception. La Porte de toutes les nations, construite sous Xerxès, constituait également un passage monumental vers le complexe royal. Les colonnes élevées, les chapiteaux sculptés et l’ordonnance des bâtiments donnaient à l’ensemble une dimension solennelle, adaptée aux cérémonies de la cour achéménide.

Les bas-reliefs et l’image de l’empire

Les bas-reliefs de Persépolis comptent parmi les réalisations les plus remarquables de l’art achéménide. Ils représentent notamment des délégations venues de différentes régions de l’empire et conduites auprès du roi. Les personnages sont disposés en longues processions, avec leurs vêtements, leurs coiffures et leurs présents distinctifs. Ces scènes ne montrent pas seulement la diversité des peuples soumis à l’autorité achéménide : elles présentent aussi cette diversité comme ordonnée autour du souverain. Les inscriptions et les décors contribuaient ainsi à diffuser une image de stabilité, d’unité et de puissance impériale. L’architecture et la sculpture de Persépolis associaient plusieurs traditions artistiques du Proche-Orient, tout en formant un style propre à la monarchie achéménide.

La conquête par Alexandre le Grand

En 330 av. J.-C., Alexandre le Grand s’empara de Persépolis au cours de sa conquête de l’Empire perse. La ville fut ensuite détruite, événement qui marqua la fin de la puissance achéménide et de l’indépendance de la Perse. Les sources antiques associent cette destruction à un incendie, mais les circonstances et les motivations exactes de cet acte ont fait l’objet de discussions historiques. Malgré sa ruine, Persépolis demeure un témoignage majeur de la civilisation achéménide. Ses vestiges, conservés en Iran, permettent encore d’étudier l’organisation politique, les échanges culturels et l’art monumental du plus grand empire de son époque. Le site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979.

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