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Quel élément chimique, de numéro atomique 79, est le plus malléable et ductile des métaux, souvent utilisé en joaillerie et en électronique ?

La réponse

L'or (Au).

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L’or est l’élément chimique de symbole Au, dérivé du latin aurum, et de numéro atomique 79. Métal précieux de couleur jaune, il se distingue par sa grande stabilité chimique, sa densité élevée et surtout par ses propriétés mécaniques remarquables. Il est généralement considéré comme le plus malléable et le plus ductile des métaux : il peut être aplati en feuilles extrêmement minces ou étiré en fils sans se rompre. Ces caractéristiques expliquent son importance historique dans la joaillerie, mais aussi son emploi dans certaines applications électroniques où la fiabilité des contacts est essentielle.

Une déformation sans rupture

La malléabilité désigne la capacité d’un matériau à être martelé ou laminé pour former des feuilles, tandis que la ductilité correspond à son aptitude à être étiré en fils. L’or pur possède ces deux propriétés à un degré exceptionnel. Sa structure cristalline cubique à faces centrées favorise le glissement de plans d’atomes lorsque le métal est soumis à une contrainte, ce qui lui permet de se déformer plastiquement plutôt que de casser. Cette facilité de mise en forme a permis de produire des feuilles d’or très fines et de réaliser des détails complexes dans des objets décoratifs. Elle a toutefois un revers : l’or pur est relativement tendre et se raye ou se déforme plus facilement que de nombreux alliages métalliques.

Une forte résistance à l’oxydation

L’or est un métal noble qui ne s’oxyde pas facilement au contact de l’air et de l’eau dans les conditions ordinaires. Il conserve donc durablement son aspect et ne forme pas, comme le fer, une couche de rouille. Cette stabilité ne signifie pas qu’il soit totalement inattaquable : certaines substances, notamment l’eau régale, peuvent le dissoudre, et des procédés chimiques spécifiques permettent également de l’extraire de minerais. Sa faible réactivité dans l’environnement courant reste néanmoins un atout majeur pour les objets destinés à durer et pour les surfaces de contact qui doivent rester conductrices.

Des alliages adaptés à la joaillerie

En joaillerie, l’or est rarement utilisé sous sa forme parfaitement pure, car sa douceur le rendrait trop vulnérable à l’usure quotidienne. Il est donc mélangé à d’autres métaux, comme l’argent, le cuivre ou le palladium, afin d’améliorer sa dureté et de modifier sa couleur. Le nombre de carats indique la proportion d’or dans l’alliage : l’or 24 carats correspond à une teneur très proche de la pureté, tandis que l’or 18 carats contient 18 parts d’or sur 24, soit 75 %. La composition des autres 25 % influence notamment la teinte de l’objet : l’ajout de cuivre peut donner une couleur rosée, alors que certains alliages utilisés pour l’or blanc incorporent des métaux de couleur claire.

Un matériau fiable en électronique

L’or conduit bien l’électricité et, surtout, il résiste remarquablement à la corrosion. Cette combinaison le rend utile pour recouvrir certaines surfaces de contact, connecteurs, bornes et composants électroniques. Une fine couche d’or peut empêcher la formation de produits d’oxydation qui dégraderaient la qualité d’une connexion électrique. L’or est également employé dans certaines techniques de liaison par fils très fins entre une puce et son boîtier. Son prix élevé limite toutefois son usage aux applications où ses performances et sa fiabilité justifient la dépense ; pour transporter l’électricité en grande quantité, le cuivre et l’argent sont généralement plus économiques, et l’argent conduit même mieux le courant.

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