Quel élément chimique a le numéro atomique 79 et est connu pour sa résistance à la corrosion ?
La réponse
En savoir plus
L’or est l’élément chimique de symbole Au et de numéro atomique 79 : son noyau contient donc 79 protons. Ce métal de transition est reconnaissable à sa couleur jaune brillante, mais aussi à sa grande densité, à sa malléabilité et à sa ductilité. Sa faible réactivité chimique explique surtout sa remarquable résistance à la corrosion : dans les conditions ordinaires, l’or ne se couvre pas facilement d’une couche d’oxyde et conserve durablement son aspect métallique.
Une faible réactivité chimique
L’or est généralement classé parmi les métaux nobles, c’est-à-dire les métaux qui résistent relativement bien aux réactions chimiques et à l’oxydation. L’or pur réagit très peu avec l’air et l’eau, ce qui le distingue de nombreux métaux qui se ternissent, se corrodent ou forment de la rouille. Cette résistance n’est toutefois pas une inertie absolue. L’eau régale, mélange d’acide nitrique et d’acide chlorhydrique, peut dissoudre l’or, et certains autres réactifs ou conditions particulières permettent également de le transformer chimiquement. Par ailleurs, les objets en or ne sont pas toujours constitués d’or pur : les alliages utilisés en joaillerie peuvent contenir du cuivre, de l’argent ou d’autres métaux susceptibles de s’altérer davantage.
Une durabilité recherchée depuis la Préhistoire
La résistance de l’or à la corrosion a largement contribué à sa valeur au cours de l’histoire. Des objets anciens en or ont été conservés pendant de très longues périodes sans perdre leur éclat, tandis que la malléabilité du métal permet de le façonner sans difficulté et que sa ductilité autorise la production de fils très fins. Ces propriétés ont favorisé son emploi dans les ornements, les objets de prestige et, plus tard, les monnaies. Son symbole chimique, Au, vient d’ailleurs du latin aurum. La rareté de l’or et la possibilité de le conserver sans qu’il se dégrade ont également renforcé son rôle de réserve de valeur.
Des usages techniques liés à sa stabilité
L’or ne se limite pas à la bijouterie ou aux lingots. En électronique, il sert notamment à fabriquer des contacts, des connecteurs et certains fils de liaison, car il conduit bien l’électricité et conserve une surface fiable dans des environnements où l’oxydation poserait problème. De très faibles quantités peuvent suffire lorsqu’il est appliqué en couche mince. L’or est aussi employé dans certaines applications dentaires et dans des instruments ou dispositifs nécessitant un matériau durable et chimiquement stable. En optique et dans le domaine spatial, des revêtements très fins peuvent exploiter ses propriétés de réflexion et sa résistance à l’altération, notamment pour des visières ou des composants soumis à des conditions difficiles.
Une ressource dont l’extraction a un coût environnemental
La stabilité de l’or dans les objets finis ne doit pas masquer les difficultés liées à son extraction. L’exploitation minière peut entraîner une forte consommation d’eau et d’énergie, ainsi que la transformation des paysages. Dans l’orpaillage artisanal, l’emploi du mercure peut contaminer les sols, les cours d’eau et les organismes vivants. À l’échelle industrielle, la cyanuration permet d’extraire l’or du minerai, mais le cyanure est une substance très dangereuse qui exige des installations et des contrôles rigoureux. Le recyclage de l’or provenant des bijoux, des équipements électroniques et d’autres produits constitue donc une manière de limiter le recours à de nouvelles extractions.
