Premières places et records

Quel compositeur allemand a écrit la Neuvième Symphonie, aussi appelée Symphonie chorale ?

La réponse

Ludwig van Beethoven, compositeur allemand de la période classique et romantique, a écrit la Neuvième Symphonie en 1824. Cette œuvre, célèbre pour son dernier mouvement fondé sur l’Ode à la joie, est devenue l’hymne européen. La Symphonie du destin désigne en revanche la Cinquième Symphonie de Beethoven.

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Ludwig van Beethoven est le compositeur allemand auquel on doit la Neuvième Symphonie, également appelée Symphonie chorale. Achevée et créée à Vienne en 1824, cette œuvre occupe une place singulière dans l’histoire de la musique : Beethoven y introduit des voix solistes et un chœur dans le dernier mouvement d’une symphonie. Cette innovation donne à l’œuvre une ampleur particulière et contribue à en faire l’une des compositions les plus célèbres du répertoire orchestral.

Une œuvre majeure de Beethoven

La Neuvième Symphonie appartient à la dernière période créatrice de Beethoven, compositeur né à Bonn et établi à Vienne. Elle est généralement désignée par son numéro d’opus, op. 125, et se distingue par une construction de grande envergure. Ses trois premiers mouvements sont purement instrumentaux, tandis que le quatrième introduit progressivement des éléments vocaux. Ce choix élargit considérablement les possibilités de la forme symphonique : l’orchestre n’est plus seul à porter le discours musical, puisque les chanteurs et le chœur participent directement à son aboutissement.

Le finale et l’Ode à la joie

Le dernier mouvement s’appuie sur l’Ode à la joie, poème de Friedrich Schiller que Beethoven souhaitait mettre en musique depuis longtemps. Il fait intervenir des solistes vocaux, un chœur et un orchestre comprenant notamment des instruments à percussion. Le thème de la joie et de la fraternité, porté par le texte et la musique, a contribué à la portée universelle attribuée à la symphonie. L’appellation « Symphonie chorale » renvoie précisément à cette présence du chœur dans le finale, et non à l’ensemble de l’œuvre.

La création à Vienne

La première exécution publique a lieu le 7 mai 1824 à Vienne. La direction pratique de cette création est assurée par Michael Umlauf, Beethoven étant présent lors de l’événement. À cette époque, le compositeur souffre d’une surdité très importante, mais celle-ci ne l’empêche pas de poursuivre son activité d’écriture musicale. La création de la Neuvième confirme alors l’originalité de son langage et l’ambition d’une œuvre qui dépasse les conventions habituelles de la symphonie, sans qu’il soit nécessaire de lui attribuer une prétendue première absolue dans toute l’histoire de la musique chorale.

De la salle de concert à l’hymne européen

La mélodie du finale a acquis une dimension symbolique qui dépasse largement le cadre du concert. En 1972, le Conseil de l’Europe adopte l’Ode à la joie comme hymne, puis les Communautés européennes la choisissent en 1985 comme hymne européen, usage repris par l’Union européenne. L’arrangement officiel est instrumental et ne reprend pas le texte de Schiller : la musique est ainsi utilisée comme signe d’unité entre les peuples européens. Il ne faut pas confondre cette œuvre avec la « Symphonie du destin », expression traditionnellement associée à la Cinquième Symphonie de Beethoven, et non à sa Neuvième.

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