Mythologie nordique

Quel collier mythologique nordique est associé à la déesse Freyja ?

La réponse

Le Brísingamen est un collier merveilleux associé à Freyja. Il apparaît notamment dans le poème eddique Þrymskviða, mais le Chant de Völund ne raconte pas sa récupération.

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Dans la mythologie nordique, le Brísingamen est le collier merveilleux associé à Freyja, l’une des principales déesses du panthéon scandinave. Son nom est surtout lié à la beauté, au prestige et au pouvoir de la déesse, même si les sources anciennes ne livrent pas un récit unique et complet consacré à son origine ou à ses pouvoirs. Le collier apparaît notamment dans le poème eddique Þrymskviða, qui raconte le vol du marteau de Thor par le géant Thrym.

Un attribut de Freyja

Freyja est une divinité associée à plusieurs domaines : l’amour, la fertilité, la richesse, la magie et, dans certains récits, la guerre et la mort des combattants. Le Brísingamen participe à cette représentation d’une déesse à la fois séduisante, puissante et indépendante. Il ne faut toutefois pas lui attribuer automatiquement des pouvoirs précis ou une signification symbolique unique : les textes conservés le présentent avant tout comme un collier remarquable et comme un élément de la parure de Freyja.

Le collier dans Þrymskviða

Dans Þrymskviða, Thrym dérobe le marteau Mjöllnir et réclame Freyja comme épouse en échange de sa restitution. Les dieux cherchent alors un moyen de récupérer l’arme, et Thor accepte de se déguiser en mariée pour se rendre chez le géant. Le Brísingamen est mentionné dans cet épisode en lien avec la parure de Freyja et le déguisement nuptial de Thor. Cette présence contribue à faire du collier un signe immédiatement reconnaissable de l’identité et du rang de la déesse.

Des récits d’origine plus tardifs

L’origine du Brísingamen est parfois rattachée à des récits tardifs de la tradition nordique, notamment à l’histoire de Freyja et des nains dans la Sörla þáttr. Ces versions ne doivent pas être confondues avec les poèmes eddiques les plus anciens : elles témoignent de développements littéraires postérieurs autour du personnage et de son collier. De même, le Chant de Völund, ou Völundarkviða, ne raconte pas la récupération du Brísingamen. L’attribution à ce poème d’un récit de vol et de vengeance constitue donc une confusion entre différentes traditions.

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