Plantes et botanique

Quel arbre est réputé pour être particulièrement résistant à la sécheresse ?

La réponse

Le baobab africain (Adansonia digitata) est l’un des arbres les mieux adaptés aux périodes de sécheresse. Il stocke de l’eau dans son tronc épais, mais la quantité varie fortement selon les individus ; 120 000 litres n’est pas une valeur générale.

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Dans les savanes africaines soumises à une longue saison sèche, le baobab africain, ou Adansonia digitata, se distingue par sa remarquable capacité à supporter le manque d’eau. Son tronc massif et renflé constitue l’une de ses principales adaptations, mais sa résistance repose aussi sur un fonctionnement saisonnier qui réduit ses besoins en eau. Il ne s’agit pas d’un arbre vivant dans les déserts les plus arides : il est surtout associé à des milieux tropicaux où alternent une saison des pluies et une saison sèche marquée.

Un tronc capable de retenir l’eau

Le tronc du baobab africain contient des tissus qui peuvent emmagasiner une quantité importante d’eau. Cette réserve peut ensuite être mobilisée pendant les périodes sèches, lorsque les précipitations deviennent rares. La forme gonflée du tronc ne correspond donc pas simplement à un effet esthétique : elle participe directement à la stratégie de survie de l’arbre. Toutefois, la quantité d’eau stockée varie fortement selon les individus, leur taille, leur âge et les conditions locales. Il serait donc faux d’attribuer à tous les baobabs une capacité fixe, comme 120 000 litres. Le tronc ne fonctionne d’ailleurs pas comme une citerne remplie d’eau liquide : celle-ci est principalement retenue dans les tissus de l’arbre.

Une activité ralentie pendant la saison sèche

Le baobab limite également ses pertes hydriques en adaptant son cycle annuel. Pendant la saison sèche, il perd ses feuilles, ce qui réduit la transpiration et donc la quantité d’eau rejetée dans l’atmosphère. Lorsque les pluies reviennent, il peut produire de nouvelles feuilles et reprendre sa croissance. Cette alternance entre une période de feuillage et une période de dépouillement permet à l’arbre de faire coïncider ses besoins les plus importants avec la saison où l’eau est disponible. Son écorce épaisse et fibreuse constitue une autre caractéristique notable, qui contribue à protéger ses tissus contre les agressions du milieu.

Un arbre à ne pas confondre avec les autres baobabs

Adansonia digitata est l’espèce généralement désignée sous le nom de baobab africain. Elle est native de l’Afrique continentale, dans des régions où les conditions de sécheresse peuvent être sévères mais où les pluies saisonnières restent déterminantes. Le genre Adansonia comprend aussi d’autres espèces, notamment à Madagascar et en Australie. Dire que le baobab africain pousse naturellement dans ces deux régions confond donc plusieurs espèces du même genre. Cette distinction est importante, car toutes les caractéristiques attribuées aux baobabs ne décrivent pas nécessairement Adansonia digitata en particulier.

Une résistance qui a ses limites

La capacité à stocker de l’eau ne rend pas le baobab indépendant de son environnement. Une sécheresse exceptionnelle, la dégradation des sols ou la disparition de son habitat peuvent affecter sa croissance et sa régénération. L’arbre joue par ailleurs un rôle dans les écosystèmes qui l’abritent : ses fleurs et ses fruits sont utilisés par différents animaux, tandis que son feuillage saisonnier s’intègre au rythme des savanes. Le baobab africain est ainsi réputé pour sa résistance à la sécheresse, non parce qu’il pourrait vivre indéfiniment sans pluie, mais parce qu’il combine réserve d’eau, réduction des pertes hydriques et adaptation au cycle des saisons.

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