Économie

Quand a eu lieu le krach boursier de 1929 ?

La réponse

Le krach boursier de 1929, également appelé Jeudi noir, s'est produit le 24 octobre 1929 à Wall Street. Cet effondrement des marchés boursiers a marqué le début de la Grande Dépression, une période de crise économique mondiale qui a duré jusqu'au début des années 1940.

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Le krach boursier de 1929 reste l’un des événements économiques les plus marquants du XXe siècle, symbolisant l’effondrement d’une prospérité apparente et plongeant le monde dans une crise sans précédent. Ce choc financier, concentré sur une seule journée à Wall Street, a révélé les fragilités d’un système économique en surchauffe et amorcé une décennie de difficultés pour des millions de personnes. Son impact, à la fois immédiat et durable, a redéfini les politiques économiques modernes.

Un effondrement annoncé par une spéculation débridée

Dès les années 1920, les États-Unis connaissent une croissance économique spectaculaire, portée par l’industrialisation, l’innovation et un optimisme généralisé. Les marchés boursiers, en particulier, deviennent le symbole de cette prospérité : les cours des actions s’envolent, alimentés par un crédit facile et une spéculation effrénée. Les investisseurs, particuliers comme institutionnels, empruntent massivement pour acheter des titres, convaincus que les prix ne cesseront de monter. Pourtant, dès le printemps 1929, des signes de ralentissement apparaissent : la production industrielle commence à fléchir, et certains observateurs, comme l’économiste Roger Babson, mettent en garde contre un risque de correction. Ces avertissements, cependant, sont largement ignorés dans un contexte où la confiance dans l’économie reste inébranlable.

Le 24 octobre 1929 : l’emballement puis l’effondrement

Le matin du 24 octobre 1929, les cours des actions s’effondrent dès l’ouverture des marchés. Des milliers d’investisseurs se précipitent pour vendre leurs titres, submergeant les courtiers sous un volume d’ordres sans précédent. Les prix chutent en quelques heures, et les pertes se chiffrent en milliards de dollars. Ce jour, surnommé le "Jeudi noir", marque le début d’une panique financière qui va s’étendre sur plusieurs jours. Le lendemain, une tentative de stabilisation par un groupe de banquiers, dont J.

. Morgan, permet un léger rebond. Mais le mardi 29 octobre, les cours s’effondrent à nouveau, cette fois de manière irréversible. Ce jour, entré dans l’histoire comme le "Mardi noir", consacre l’ampleur de la catastrophe : 16 millions d’actions sont vendues en une seule journée, et des fortunes s’évaporent en quelques heures.

Un choc aux répercussions mondiales immédiates

L’impact du krach ne se limite pas aux États-Unis. Les économies européennes, encore fragilisées par les conséquences de la Première Guerre mondiale, sont particulièrement vulnérables. L’effondrement des marchés américains provoque un retrait massif des capitaux américains investis en Europe, aggravant les difficultés des pays déjà endettés. En Allemagne, déjà touchée par l’hyperinflation des années 1920, la crise s’aggrave rapidement, contribuant à l’ascension du nazisme. En France, le système bancaire est ébranlé, et le chômage explose. Les pays dépendants des exportations, comme ceux d’Amérique latine, subissent une chute brutale des prix des matières premières. Ainsi, le krach de 1929 devient le point de départ d’une crise économique mondiale, la Grande Dépression, qui va durer jusqu’au début des années 1940.

Les leçons économiques et politiques d’une catastrophe

Le krach de 1929 et ses conséquences ont profondément marqué la pensée économique et les politiques publiques. Il révèle les dangers d’une spéculation excessive, d’un système financier peu régulé et d’une confiance aveugle dans la croissance. En réponse, les États-Unis mettent en place des réformes majeures sous la présidence de Franklin D. Roosevelt, avec le New Deal : création de la Sécurité sociale, régulation des marchés financiers (notamment avec la Securities and Exchange Commission en 1934), et relance de l’économie par des grands travaux. À l’échelle internationale, l’effondrement des échanges commerciaux pousse les pays à adopter des politiques protectionnistes, aggravant la crise. Ces leçons inspireront, après la Seconde Guerre mondiale, la création d’institutions économiques internationales comme le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, destinées à prévenir de nouvelles crises systémiques.