Cybersécurité

Qu'est-ce que le ransomware et comment fonctionne-t-il ?

La réponse

Un ransomware est un type de logiciel malveillant qui bloque l'accès à un système ou à des fichiers en les chiffrant, puis exige une rançon pour les débloquer. Les victimes reçoivent souvent un message leur indiquant comment payer, généralement en cryptomonnaie, pour récupérer leurs données. Ces attaques peuvent paralyser des entreprises, des hôpitaux ou des particuliers, et sont devenues l'une des menaces les plus redoutées en cybersécurité.

En savoir plus

Un ransomware, ou rançongiciel, est un logiciel malveillant conçu pour empêcher une victime d’accéder à ses fichiers ou à tout ou partie de son système informatique. L’attaquant réclame ensuite une rançon en échange d’une clé ou d’un moyen de rétablir l’accès. Cette menace peut viser un particulier, une entreprise, une administration ou un établissement de santé. Lorsqu’elle touche des outils indispensables, elle peut interrompre l’activité, retarder des soins ou rendre indisponibles des services essentiels.

Un chiffrement qui bloque les fichiers

Le fonctionnement le plus courant repose sur le chiffrement. Le programme malveillant parcourt certains fichiers accessibles, tels que des documents, des bases de données, des images ou des sauvegardes connectées, puis les transforme de manière à les rendre illisibles sans la clé appropriée. Il peut aussi bloquer l’ouverture de session ou afficher un écran empêchant l’utilisation normale de la machine. Un message de rançon indique généralement que les données ont été verrouillées et précise les instructions de paiement, souvent en cryptomonnaie. Le paiement ne garantit toutefois ni la restitution des fichiers ni la suppression d’éventuelles copies volées.

Une intrusion qui précède souvent le chiffrement

Le chiffrement constitue généralement l’aboutissement d’une intrusion plutôt que son point de départ. Les cybercriminels peuvent entrer dans un réseau grâce à un courriel d’hameçonnage, à une pièce jointe piégée, à un logiciel vulnérable, à un service distant mal protégé ou à des identifiants volés. Une fois présents, ils cherchent parfois à obtenir davantage de privilèges, à se déplacer vers d’autres ordinateurs et à repérer les serveurs et les sauvegardes. Ils peuvent attendre avant de déclencher le chiffrement afin de toucher un grand nombre de systèmes en même temps. Tous les rançongiciels n’empruntent pas exactement ce scénario : certains infectent directement un poste ou un serveur et agissent plus rapidement.

Du verrouillage à l’extorsion

Les attaques contemporaines ne se limitent pas toujours à rendre les fichiers indisponibles. Certains groupes copient d’abord des informations sensibles, puis menacent de les publier ou de les transmettre à des tiers si la rançon n’est pas versée. Cette méthode est souvent appelée double extorsion : la victime doit faire face à la fois à l’interruption de son activité et au risque de divulgation de données. Dans l’écosystème criminel, certains opérateurs développent le logiciel et l’infrastructure tandis que d’autres, appelés affiliés, s’occupent de l’intrusion ; ce modèle est connu sous le nom de ransomware-as-a-service. Il contribue à rendre ce type d’attaque accessible à un plus grand nombre de groupes malveillants.

Réduire le risque et préparer la reprise

La prévention repose notamment sur l’installation rapide des correctifs de sécurité, l’utilisation de mots de passe uniques et de l’authentification multifacteur, la limitation des privilèges et la segmentation du réseau. Il est essentiel de conserver des sauvegardes régulières, protégées contre leur modification ou leur chiffrement depuis le réseau attaqué, et de vérifier qu’elles permettent réellement une restauration. La sensibilisation à l’hameçonnage et la surveillance des systèmes peuvent également réduire le délai de détection. En cas d’attaque, isoler les machines touchées, préserver les éléments utiles à l’enquête et prévenir les organismes compétents font partie des premières mesures à envisager. Une organisation bien préparée peut ainsi limiter l’ampleur du blocage et restaurer ses services sans dépendre uniquement du paiement d’une rançon.

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