Météorologie

Pourquoi ressent-on souvent une sensation de fraîcheur avant un orage ?

La réponse

Avant un orage, la sensation de fraîcheur est due à l'arrivée d'air plus froid et humide en provenance des nuages d'orage. Ces nuages, souvent cumulonimbus, peuvent amener des masses d'air descendant rapidement qui abaissent temporairement la température. De plus, l'évaporation des gouttes de pluie en chute renforce cette impression de fraîcheur.

En savoir plus

Avant l’arrivée d’un orage, la chaleur lourde peut laisser place en quelques minutes à une impression nette de fraîcheur. Ce changement accompagne souvent l’approche d’un cumulonimbus, le grand nuage vertical associé aux averses orageuses. Il ne s’agit pas seulement d’un effet psychologique lié à l’obscurcissement du ciel : de l’air plus frais et humide peut effectivement parvenir jusqu’au sol avant les premières gouttes. Plusieurs phénomènes liés aux mouvements de l’air et à l’évaporation des précipitations se combinent alors.

La descente d’un air plus froid

Un cumulonimbus est parcouru par de puissants mouvements verticaux. À côté des ascendances qui alimentent le nuage, des courants descendants peuvent entraîner vers le bas de l’air refroidi situé dans ou autour de la zone précipitante. En atteignant les basses couches, cet air se répand horizontalement et peut former une rafale ou une limite d’air frais appelée front de rafales. Le passage de cet écoulement peut donc faire baisser temporairement la température près du sol et produire une sensation de fraîcheur parfois très soudaine. Ce courant d’air peut arriver avant la pluie principale, car l’onde de sortie du nuage se propage parfois en avant de la zone où les précipitations atteignent directement le sol.

Le refroidissement provoqué par l’évaporation

Les précipitations contribuent elles aussi à refroidir l’air. En tombant, certaines gouttes de pluie s’évaporent partiellement dans les couches d’air situées sous le nuage, surtout lorsque celles-ci ne sont pas déjà saturées en vapeur d’eau. L’évaporation nécessite de l’énergie : elle prélève de la chaleur à l’air environnant et abaisse ainsi sa température. Ce refroidissement peut commencer avant que la pluie ne parvienne au sol, lorsque les gouttes s’évaporent en altitude ou dans une couche intermédiaire. L’air refroidi devient alors plus dense et favorise à son tour les mouvements descendants qui accompagnent l’orage.

Une fraîcheur variable selon les orages

L’intensité de cette sensation dépend des conditions locales et de la structure de l’orage. Elle peut être marquée lorsque les courants descendants et la zone de précipitations sont bien développés, mais elle reste faible ou absente dans d’autres situations. La quantité de pluie qui s’évapore, l’humidité de l’air sous le nuage, la force des rafales et la distance séparant l’observateur du cumulonimbus jouent notamment un rôle. La fraîcheur ressentie avant l’orage correspond donc principalement à l’arrivée d’un air descendant plus froid et humide, renforcée par le refroidissement dû à l’évaporation des gouttes de pluie.

CultureG.org