Pourquoi les forêts sont-elles appelées les poumons de la Terre ?
La réponse
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L’expression « poumons de la Terre » désigne le rôle des forêts dans les échanges de gaz entre la végétation et l’atmosphère. Comme les poumons d’un organisme, elles participent à un échange essentiel : elles prélèvent du dioxyde de carbone dans l’air et, grâce à la photosynthèse, libèrent de l’oxygène. Cette image reste toutefois une métaphore, car les forêts ne fonctionnent pas exactement comme un organe animal et leur contribution ne se limite pas à l’oxygénation de l’air.
La photosynthèse, au cœur de leur rôle
La photosynthèse est réalisée par les plantes, notamment par les arbres et les autres végétaux qui composent les forêts. Dans leurs feuilles, la chlorophylle utilise l’énergie de la lumière pour transformer l’eau puisée dans le sol et le dioxyde de carbone capté dans l’atmosphère en matière organique. Cette matière fournit les sucres nécessaires à la croissance de la plante. De l’oxygène est libéré au cours de ce processus et rejoint l’atmosphère. C’est cette absorption du CO2 et cette libération d’O2 qui expliquent principalement l’appellation de « poumons de la Terre ».
Des régulatrices du climat
En retirant une partie du dioxyde de carbone de l’atmosphère, les forêts contribuent à limiter l’accumulation de ce gaz à effet de serre. Le carbone absorbé est stocké dans les troncs, les branches, les racines, la végétation et les sols. Les forêts jouent aussi un rôle dans le cycle de l’eau : les arbres absorbent de l’eau par leurs racines et en rejettent une partie dans l’atmosphère par leurs feuilles. Elles influencent ainsi l’humidité et les échanges d’eau entre les sols, la végétation et l’air. Leur action contribue également à améliorer la qualité de l’air, notamment en absorbant du CO2 et en retenant une partie de certaines particules.
Une métaphore à nuancer
Les forêts ne produisent pas de l’oxygène de manière illimitée. Les arbres respirent, comme tous les êtres vivants, et les organismes qui décomposent les feuilles mortes et le bois consomment eux aussi de l’oxygène tout en rejetant du CO2. Dans une forêt, la photosynthèse, la respiration et la décomposition s’inscrivent donc dans un équilibre permanent. Les incendies, la déforestation et la dégradation des sols peuvent en outre libérer une partie du carbone stocké. La capacité d’une forêt à absorber davantage de CO2 qu’elle n’en émet dépend de son âge, de son état, du climat et des perturbations qu’elle subit.
Préserver une fonction essentielle
La formule des « poumons de la Terre » rappelle donc une fonction fondamentale, sans résumer toute l’importance des forêts. Leur maintien permet de conserver des réservoirs de carbone, de soutenir le cycle de l’eau, de protéger les sols et d’abriter une grande diversité d’espèces. À l’inverse, la destruction des forêts réduit leur capacité à absorber le dioxyde de carbone et peut transformer les zones dégradées en sources d’émissions. Protéger et restaurer les forêts contribue ainsi à préserver la qualité de l’atmosphère et à réguler le climat, même si cette action doit s’accompagner d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre.
