Océans et mers

Pourquoi l'eau de mer est-elle salée ?

La réponse

L'eau de mer est salée principalement à cause de l'érosion des roches continentales. Les pluies, légèrement acides, dissolvent les minéraux des roches, qui sont ensuite transportés par les rivières jusqu'à l'océan. Les sels s'accumulent dans l'eau au fil du temps. De plus, les volcans sous-marins et les sources hydrothermales contribuent également à la salinité des océans.

En savoir plus

La salinité de l’eau de mer résulte d’une longue histoire géologique. Elle provient principalement des échanges entre l’eau de pluie, les roches des continents et les océans. Au fil du cycle de l’eau, des substances minérales sont arrachées aux roches, transportées par les rivières, puis apportées à la mer. D’autres phénomènes, situés au fond des océans, contribuent également à la composition saline de l’eau de mer.

L’érosion des roches, première source de sels

Lorsque l’eau de pluie traverse l’atmosphère et les sols, elle se charge notamment en dioxyde de carbone et devient légèrement acide. En ruisselant sur les roches, elle en dissout une petite partie : c’est l’altération chimique. Les minéraux libérés passent dans les eaux de surface et les nappes souterraines, puis sont transportés par les rivières jusqu’aux estuaires et à l’océan. Les cours d’eau contiennent donc déjà des substances dissoutes, même si leur salinité est beaucoup plus faible que celle de la mer. Ces substances comprennent différents ions, notamment du sodium, du calcium, du magnésium, du potassium et des composés contenant du bicarbonate ou du sulfate. Le sel marin ne se limite donc pas au chlorure de sodium utilisé en cuisine : il correspond à un ensemble de sels dissous.

Le rôle du cycle de l’eau

Une fois les sels arrivés dans l’océan, l’eau peut s’évaporer, mais les substances dissoutes restent sur place. Cette séparation entre l’eau et les sels explique pourquoi l’évaporation augmente localement la salinité, tandis que les pluies et les apports des fleuves peuvent la réduire. À l’échelle de l’océan mondial, la salinité moyenne reste toutefois relativement stable, car les sels ne s’accumulent pas sans limite. Certains sont utilisés par des organismes marins, intégrés aux sédiments ou retirés de l’eau lors de réactions chimiques avec les roches. La salinité dépend ainsi d’un équilibre permanent entre les apports, les retraits et la circulation de l’eau.

Les fonds océaniques participent aussi aux échanges

L’érosion continentale n’est pas l’unique mécanisme en jeu. Au niveau des dorsales océaniques et d’autres zones volcaniques, l’eau de mer circule dans les fissures du plancher océanique, se réchauffe et réagit avec les roches. Elle ressort ensuite par des sources hydrothermales, qui modifient la composition chimique de l’océan en y apportant certaines substances et en en retirant d’autres. Les volcans sous-marins contribuent également à ces échanges, notamment par leurs émissions de gaz et de matériaux volcaniques. Ces phénomènes sont moins directement visibles que le transport fluvial, mais ils participent à la salinité et à l’équilibre chimique des océans.

Une salinité variable selon les régions

L’eau de mer n’a pas partout exactement la même concentration en sels. Dans les régions où l’évaporation est forte et les précipitations faibles, la salinité peut augmenter. Elle diminue au contraire près des embouchures des grands fleuves, sous l’effet de l’apport d’eau douce, ainsi que dans certaines régions polaires où la fonte des glaces ajoute de l’eau peu salée. Les mers semi-fermées peuvent également présenter des valeurs particulières lorsque leurs échanges avec l’océan sont limités. Ces différences locales ne remettent pas en cause l’origine générale de la salinité : elles montrent plutôt que celle-ci dépend des conditions climatiques, de la circulation marine et des échanges avec les continents et les fonds océaniques.

CultureG.org