Pourquoi cligne-t-on des yeux ?
La réponse
En savoir plus
Le clignement des yeux est un mouvement bref des paupières, le plus souvent automatique, qui se produit des milliers de fois au cours d’une journée. Il est indispensable au bon fonctionnement de la surface de l’œil : en refermant les paupières, le corps entretient la cornée, la protège des agressions extérieures et contribue à maintenir une vision nette. En moyenne, une personne cligne des yeux environ 15 à 20 fois par minute, même si cette fréquence varie selon l’activité et l’environnement.
Répartir le film lacrymal
La fonction principale du clignement consiste à étaler le film lacrymal sur la cornée. Cette fine pellicule de larmes humidifie la surface de l’œil et la rend régulière, ce qui est nécessaire pour que la lumière soit correctement dirigée vers la rétine. Elle limite aussi la sécheresse et les irritations, tout en aidant à éliminer de petites particules présentes à la surface de l’œil. Lorsque les paupières ne se ferment pas assez souvent, les larmes s’évaporent davantage et une sensation de brûlure, de gêne ou de vision momentanément floue peut apparaître.
Une protection contre l’environnement
Les paupières constituent également une barrière physique. Leur fermeture peut empêcher la poussière, les débris ou d’autres particules d’atteindre directement la cornée et la conjonctive. La présence d’un corps étranger ou d’une substance irritante peut déclencher un clignement réflexe rapide, destiné à protéger l’œil avant même que l’on ait consciemment identifié la cause de la gêne. Le clignement contribue aussi à réduire l’exposition de l’œil lorsque la lumière est trop intense, même si le réglage principal de la quantité de lumière entrant dans l’œil est assuré par la pupille.
Une fréquence qui change selon l’activité
Le rythme des clignements n’est pas constant. Il peut diminuer lorsque l’on lit, conduit ou fixe longuement un écran, parce que l’attention et la concentration conduisent souvent à garder les yeux ouverts plus longtemps. Le film lacrymal se renouvelle alors moins régulièrement et la sécheresse oculaire peut devenir plus sensible. À l’inverse, certaines situations irritantes, comme un courant d’air, peuvent favoriser des clignements plus fréquents. Ces variations expliquent pourquoi une personne peut ressentir une fatigue ou une gêne oculaire après une période prolongée de concentration visuelle.
Un réflexe coordonné par le système nerveux
Le clignement réflexe repose sur la coordination de plusieurs structures nerveuses et musculaires. Les informations liées à une irritation de la surface de l’œil sont notamment transmises par le nerf trijumeau, tandis que la fermeture des paupières est réalisée par le muscle orbiculaire, commandé par le nerf facial. Le tronc cérébral coordonne cette réponse rapide. Tous les clignements ne sont toutefois pas des réflexes : certains sont spontanés et d’autres peuvent être réalisés volontairement. Leur résultat reste le même : renouveler le film lacrymal et préserver la surface de l’œil.
